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paru dans le journal La Croix,
Le Père Teilhard de Chardin est plus que jamais d'actualité en ces temps de crise et de morosité, lui qui fouillait les vestiges du passé de notre planète tout en tournant avec optimisme ses regards vers le futur de notre monde. Pour lui, l'humanité était en marche, non sans violence, vers une unité faite de différences et grâce à une montée convergente des consciences enveloppées dans la noosphère. L'hommage que la Mairie du XVI° arrondissement de Paris lui a rendu la dernière semaine d'octobre a pris place entre deux colloques, l'un à Assise sur les pas de Saint François, le plus « cosmique » des saints avec son Cantique des créatures, l'autre au Centre Sèvres pour se préparer à « construire la terre » dans l'optique de ce savant jésuite.
Dés lors, les questions jaillissent : « Pouvons nous sérieusement douter que « l'intelligence ne soit l'apanage évolutif de l'homme seul ? ». Et pouvons nous par suite « hésiter à reconnaître, par je ne sais quelle fausse modestie, que sa possession ne représente pour l'homme une avance radicale sur toute la Vie avant lui ? ». « L'animal sait, bien entendu, répond Teilhard, mais il ne sait pas qu'il sait : autrement il aurait depuis longtemps multiplié des inventions et développé un système de constructions internes qui ne sauraient échapper à notre observation…Un fossé, - ou un seuil – infranchissable pour lui nous sépare ». Nous ne sommes pas seulement différents, mais « autres ». Ce n'est pas seulement un changement de degré, conclut Teilhard, mais un « changement de nature résultant d'un changement d'état ». Dès lors, le Christ, quand vint la plénitude des temps, peut se couler, lui aussi « sans bruit », dans cet univers en évolution. Teilhard en tire les conséquences dans La vie cosmique : « Depuis que Jésus est né, qu'il a fini de grandir, qu'il est mort, tout a continué de se mouvoir parce que le Christ n'a pas achevé de se former. Il n'a pas ramené à Lui les derniers plis de sa robe de chair et d'amour que lui forment ses fidèles. Le Christ mystique n'a pas atteint sa pleine croissance, ni donc le Christ cosmique. L'un et l'autre, tout à la fois, ils sont et ils deviennent ; et dans la prolongation de cet engendrement est placé le ressort ultime de toute activité créée. Le Christ est le Terme de l'Evolution, même naturelle, des êtres ; l'Evolution est sainte » Père Henri Madelin Deux vidéos montrant qu'il a fallu 50 ans pour que Teilhard de Chardin soit finalement reconnu par l'Eglise :
Une deuxième vidéo, 50 ans plus tard :
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Pour en savoir plus : > La vie du jésuite Pierre Teilhard de Chardin ? > Autre question essentielle : La vie intérieure d'après "le Milieu divin" de Teilhard > Teilhard de Chardin, prophète d'un Christ toujours plus grand, un livre de Gustave Martelet > Bibliographie de Pierre Teilhard de Chardin > Répertoire > L'esprit-matière comme étoffe de l'univers > Les questions universelles, inéluctables et par là essentielles (résumés de livres) > Le site de l'Association Pierre Teilhard de Chardin > Le portail international des associations Pierre Teilhard de Chardin |
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