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dirigé par David Meyer, Soheib Bencheikh, Yves Simoens s.j.
Comment comprendre ces versets, qui font apparemment l’apologie de la guerre et de la vengeance au nom de Dieu, se rencontrent dans chacune des trois religions ?
Yves Simoens répond à Jean-Pol Hecq. Extrait 1 : la difficulté de l'interprétation
Extrait 2 : le danger d'une lecture littérale
Extrait 3 : un bel exemple de verset douloureux chez saint Jean (le verset le plus antisémite)
Il ne faut pas beaucoup se forcer pour trouver dans les Evangiles, dans la Torah et dans le Coran des chapitres entiers qui autorisent le vol, la maltraitance voire l'extermination de son prochain, dès lors que celui-ci professe une autre religion? Que faire de ces textes encombrants à l'heure où le dialogue entre les religieux est plus indispensable que jamais ? Durant très longtemps, dans la plupart des religions, on a été chercher dans les textes les plus " sacrés " des raisons de ne pas considérer les adeptes des autres confessions comme des interlocuteurs acceptables et moins encore comme des frères en spiritualité. Et les Ecritures chrétiennes, musulmanes et juives - pour ne parler que de celles-là - regorgent en effet de ce que d'aucuns ont appelé les " versets douloureux " ; ces textes qui semblent étrangement contredire le message de paix et d'amour dont, aujourd'hui, toute religion se dit porteuse. Mais comment les comprendre, aujourd'hui, ces " versets douloureux " ? Peut-on faire semblant qu'ils n'existent pas ? Est-il possible de les lire autrement pour leur donner une autre signification ? Pourrait-on les réécrire ou même les enlever ? En tout cas, cette question ne peut plus aujourd'hui être simplement passée sous silence ; il faut en parler ouvertement. C'est ce qu'ont fait les auteurs de "Les Versets douloureux" qui vient tout juste de paraître aux éditions Lessius. Avec David Meyer, rabbin et professeur de religion juive à l'athénée Ganénou à Uccle ; Soheib Bencheikh, ancien Grand mufti de Marseille, directeur de l'Institut Supérieur des Sciences Islamiques de Marseille ; Yves Simoens, jésuite, professeur d'Ecriture sainte aux Facultés jésuites de Paris et à l'Institut biblique pontifical de Rome. Voir le site de l'émission radio >>> La critique du Monde
Trois hommes de foi, un juif, un catholique et un musulman, ont entrepris une lecture critique de leurs textes respectifs pour tenter d'expliquer ce que le rabbin David Meyer, à l'origine de ce projet, a appelé les "versets douloureux" . Cette formule donne son titre à l'ouvrage qu'il cosigne avec le jésuite Yves Simoens et le théologien musulman Soheib Bencheikh : Les Versets douloureux. Bible, Evangile et Coran entre conflit et dialogue . Leur tentative d'expliquer la présence de tels écrits dans des textes censés défendre l'amour ne va pas sans difficultés. Chacun cherche à les justifier par le contexte, les minimise en assurant que les passages les plus bellicistes n'ont jamais véritablement été "mis en oeuvre" ou rappelle que les textes sacrés contiennent avant tout des messages de "paix" et de "pardon" . Ils se refusent toutefois, comme le résume M. Meyer, à "ignorer ces versets alors que nous croyons dans la nécessité absolue d'une autocritique des religions" . Présentation de l'éditeur
Mais juifs, chrétiens et musulmans n'ont-ils pas en outre à découvrir les Écritures les uns des autres, à s'interroger ensemble sur la manière dont ils les lisent, à s'engager enfin pour passer du conflit et de la violence à la concertation, aux côtés de toute personne éprise de liberté et de respect. Un juif, un chrétien et un musulman parcourent ici leurs Écritures respectives et les traditions qui s'en réclament. À bien les comprendre, contiennent-elles vraiment de tels "versets douloureux"? Si oui, quelle attitude adopter? Chaque communauté de croyants, instamment invitée au courage de l'autocritique, se doit d'abord de "balayer devant sa porte", si elle veut être fidèle au coeur du message qu'elle porte. |
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Jésuites : serviteurs
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