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J'aimerais tant prier
Johannes Maria Steinke
141 p. Editions Fidélité,
juillet 2007
Prix 9,95 €
Prier n'est pas d'abord un exercice
de relaxation.
Prier, c'est vivre, construire une relation avec Dieu. Pour apprendre
à prier, il faut s'y essayer. Ce livre est une invitation à
faire ses propres expériences. Il initie à différentes
manières de prier, donne des pistes concrètes. Il puise
abondamment dans la tradition des jésuites : être
contemplatif dans l'action. Petit à petit, la prière envahit
la vie et la vie devient prière.
Johannes
Maria Steinke est un jésuite allemand actuellement en
études de maîtrise de théologie aux facultés
jésuites de Paris. Il travaille habituellement dans la pastorale
des jeunes et des jeunes adultes à Frankfort-sur-Main.
Le petit livre de Johannes Maria Steinke
aux éditions Fidélité sert de cours
de rattrapage pour tous qui veulent prier mais ont toujours eu
des bonnes raisons pour ne pas s'y lancer ! En
141 pages, Johanner Maria explique très simplement par
quelques conseils spirituels, physiques et affectifs, comment
notre parole monte au ciel. L’ouvrage est découpé
en trois parties qui se découvrent indépendamment
l’une de l’autre. D’abord, les cinq attitudes
fondamentales de la prière : Le croyant doit prendre du
temps, faire silence, remercier Dieu pour ce qu’il y a de
positif dans sa vie, puis Lui ouvrir son coeur, avant de souhaiter
la réalisation de ses voeux en concluant par “Amen”.
Pour expliquer ces cinq démarches, l’auteur montre
leur importance, la manière de les expérimenter
ainsi que des textes pour les mettre en pratique. La présentation
très aérée met véritablement chaque
explication en valeur.
(suite
de la critique du journal Dimanche >>>) |
Les premières pages
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Interrompre
C'est dur, parfois, d'interrompre le
train-train quotidien : le patron appelle, le téléphone
sonne, les enfants crient, le stress envahit, le flot des
événements semble ne jamais s'interrompre et les
soucis quotidiens s'accumulent.
Celui qui s'interrompt, celui qui se permet
quelques minutes de silence échappe à cette logique,
à ce tourbillon, il reprend ses esprits. Les humains que
nous sommes ont besoin de temps de respiration, d'interruptions.
Il nous faut des lieux qui nous permettent de respirer plus profondément
et de renouer le contact avec soi-même. Nous y trouvons
de l'oxygène et nous pouvons nous remettre à la
tâche, autrement. La beauté d'un paysage ne se révèle
qu'à un spectateur paisible, à quelqu'un qui interrompt
sa marche et qui prend le temps de laisser son regard se promener.
Il en va de même pour notre «paysage existentiel»
: il ne va se révéler qu'à ces moments
de retenue, d'interruption. Le regard paisible et contemplatif
posé sur soi-même et sur sa propre vie ouvre de nouvelles
perspectives et chasse les illusions.
À celui qui s'interrompt se révèle
une autre dimension de la réalité, inaperçue
jusque-là. L'ancien s'offre sous une nouvelle lumière,
du neuf apparaît. Un univers relationnel se laisse deviner.
En s'interrompant, l'être humain sent confusément
quelque chose du tout de la réalité.
Concrètement
- Ferme les yeux pendant deux minutes. Détends-toi.
Fais attention à ton corps. Sens tes mains, tes bras
et tes jambes. Ensuite, fais attention à ta respiration
et suis attentivement la façon dont elle va et vient.
Reste ainsi un moment.
- Ferme les yeux et détends-toi. Quels
sont les sentiments qui montent en toi ? Reste un moment
avec ces sentiments. Prends le temps nécessaire.
- Offre-toi des petites pauses dans la vie
quotidienne : avant de commencer une nouvelle activité,
en chemin, en fumant, ou en buvant un café... Arrête-toi
un instant et demande-toi : que suis-je en train de faire ?
pourquoi fais-je cela ?
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