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Christ ressuscité,
Museo du Trésor
de la Cathédrale de Asunción Toutes les photos présentées ici sont celles du livre
Pour la première fois en Europe, sont présentés une soixantaine de statues et retables en bois polychrome des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles provenant des sites des missions jésuites et franciscaines du Paraguay. C'est une exposition, exceptionnelle par son thème mais aussi par la qualité et l'originalité des oeuvres.
Franciscain, à gauche, Jésuite à droite
Les Missions du Paraguay sont issues de l'organisation de la conquête espagnole en Amérique du Sud. Les abus générés par le système de l'encomendia qui soumettait les Indiens au tribut et au travail obligatoire ont conduit la royauté espagnole, sous l'influence des dominicains, à affirmer les droits civils et politiques des indigènes dont il fallait faciliter « l'évolution » par l'accès au christianisme et à l'instruction. Les franciscains puis les jésuites vont recevoir la mission de convertir et d'encadrer les Indiens Guarani semi-nomades qui vivaient à l'est du rio Paraguay jusqu'aux marches du Brésil. Arrivés au Paraguay dès 1542, les franciscains, utilisant le vecteur de la langue guarani qu'ils étudient, regroupent les Indiens dans des villages dont l'organisation est plus ouverte sur l'extérieur que ne sera celle des jésuites : les Indiens sont soumis à l'encomendia, même si celle-ci est encadrée par les pères.
Notre-Dame de Lorette
L'exposition présente près d'une soixantaine de sculptures en bois polychrome issues du Musée Bogarin d'Asuncion, des Missions jésuites de Trinidad et San Joaquin et de collections particulières. Par leur valeur artistique et leur message culturel, elles constituent un témoignage exceptionnel de l'aventure humaine des Missions du Paraguay. Elles sont l'écho de l'acculturation subie par les Indiens, mais aussi de la transculturation permettant d'affirmer le caractère propre et l'originalité du « baroque guarani ».
Dans les « réductions » jésuites - la première est fondée en 1609 à San Ignacio Guazu - le régime de la propriété est collectif et la vie est organisée en totale autarcie. Les Missions dépendant directement de la couronne royale, leur territoire est interdit aux espagnols et aux créoles. Chaque «réduction» - il y en eut jusqu'à trente entre 1700 et 1750 - regroupe de 15 000 à 17 000 habitants sous l'autorité de un à deux pères jésuites. L'administration et la défense étaient assurées par les indiens eux-mêmes. (Source du texte : catalogue de l'exposition et dossier de presse) Des réductions jésuites, il ne reste que des petits musées, puis les ruines magnifiques de Trinidad et de Jésus classées au patrimoine mondial de l'UNESCO. Quelques photos des sites actuels des Missions jésuites de La Santisima Trinidad de Parana et de Jésus de Taravanque.
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Pour en savoir plus : > Les concerts en lien avec l'exposition > Site des Editions du musée du Pays de Sarrebourg > Le Musée de Tessé sur le site du Mans > Site du Musée d'Art sacré de Lyon-Fourvière > La grande histoire des Missions Jésuites > Le livre "Les missions jésuites par Philippe Lécrivain > La tradition musicale des missions jésuites |
Jésuites : serviteurs
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