
Forum social mondial (7)
La famille ignatienne
à Nairobi (Kenya)
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Édition spéciale de Headlines 2007-01-VII
Un regard rétrospectif
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Cette dernière édition de Headlines se veut une évaluation informelle, un regard rétrospectif sur ce qui s'est passé à Nairobi. Nous avons recueilli quelques opinions ; elles ne sont ni exhaustives ni représentatives. Elles sont plutôt une modeste tentative qui nous aidera à réfléchir sur les obstacles et défis que nous avons rencontrés, sur les consolations et désolations que nous avons connues, sur les appels que nous avons entendus et les projets que nous avons conçus.

A votre retour à " la vie ordinaire ", vous avez peut-être partagé avec vos amis, collègues et partenaires votre expérience du Forum. Cette dernière édition de Headlines est une invitation à prendre part à ce dialogue si vous ne l'avez pas encore fait.
Ces témoignages prolongent le processus de nos réflexions du soir au Centre de Retraite de Savelberg, à Nairobi. Certains soirs la participation était très réduite mais il y avait toujours des commentaires frappants, des remarques critiques, une atmosphère de joie et de satisfaction ; tout cela constituait une ouverture et élargissait notre horizon.
Nous espérons que les réflexions qui suivent auront le même effet. Elles sont plus longues que les bulletins de nouvelles que nous publions habituellement. Réflexions, méditations et évaluations exigent sans doute plus d'espace et plus de mots. Nous avons aussi inclus une partie de l'information préparée par nos frères et sœurs des Initiatives des Peuples d'Asie du Sud (SAPI). Ils ont marché à nos côtés dans le Moi Stadium, ont attiré l'attention de beaucoup de gens et se sont joints à nos efforts pour rendre présentes au Forum les personnes que nous accompagnons.

De notre siège à Rome, nous avons essayé de faire circuler l'information qui nous venait du Forum notamment en publiant chaque édition de Headlines sur notre site ( www.sjweb.info/sjs ) une demi-heure après qu'elle vous a été envoyée par email. Vous pouvez toujours les consulter toutes sur le site si vous en avez manqué l'une ou l'autre. Les photos rapportées de Nairobi sont elles aussi désormais en ligne - relancez tout simplement la page pour voir la photo suivante.
Et si vous n'avez pas eu la chance de consulter notre blog (dont les articles sont en italien, espagnol, français et anglais), jetez un coup d'œil sur www.socialjustice2007.blogspot.com ou utilisez le lien " Blogue da la justice sociale " sur notre site.
Vous nous avez peut-être connus par d'autres voies récemment : Radio Vatican a fait un certain nombre d'interviews pour la radio et la télévision en plusieurs langues avec des responsables du Secrétariat de Justice Sociale, et beaucoup de bulletins, sites web et blogueurs du monde entiers ont eu recours à Headlines de manière créative.
Pour terminer, nous tenons à remercier encore tous ceux qui ont travaillé ensemble sur ces sept éditions spéciales de Headlines : nos rédacteurs en Inde, Kenya, Italie, nos traducteurs en France, Canada, Kenya, Espagne, Italie et vous tous qui avez soutenu notre marche avec votre prière et vos nombreux emails d'encouragement.
Chaleureuses salutations depuis Rome
L'Equipe éditoriale
Nous formions une famille |
Le septième Forum social mondial, la première édition africaine, a été précédé d'un pré forum regroupant pendant trois jours la famille ignatienne. Ces jours sont marqués par des moments forts de prières, de conférences et débats, de partage d'expérience, de réflexions en petit groupe et du repas partagé. Les célébrations eucharistiques animées par la chorale du scolasticat permettent de recueillir et de déposer sur l'autel du Seigneur Dieu, Dieu de vie et d'harmonie, les fruits de chaque journée. C'est le moment où nous célébrons celui qui nous a réuni et dont nous cherchons les moyens de servir la mission aujourd'hui.

J'ai été frappé par la qualité de l'écoute et de l'intérêt qu'ont ceux et celles venant de l'extérieur pour les problèmes touchant l'Afrique, de leur volonté pour mieux les comprendre et de chercher comment aider la famille ignatienne d'Afrique à y faire face. Personne n'est venu avec une idée fixe pour l'imposer aux autres. Chaque personne est plutôt venue pour partager ses joies, ses peines, ses espoirs et ses rêves avec les autres ou pour faire entendre la voix des sans voix. Cette rencontre a permis de réaffirmer notre identité de famille ancienne. Toutefois, celle-ci doit être ouverte, inclusive tout en tenant compte du caractère multi culturel et multi religieux du contexte asiatique et africain et leurs valeurs pour être vraiment ignatienne.
J'ai été frappé par une invitation constante à la conversion, à dépasser certaines barrières ou à mieux faire sortir " nos efforts de solidarité " des sentiers balisés par la parenté linguistique ou le fait d'être une ancienne colonie de tel ou tel pays. Or ce que nous devons avoir en commun doit être est plus que cet héritage culturel ou politique, mais l'amour et le zèle pour la promotion humaine.
J'ai senti que le passage de la rencontre de la famille ignatienne à la grande famille du Forum social mondial fait perdre un peu cette chaleur familiale du pré forum. La famille ignatienne s'est refondue dans la grande famille au risque de perdre son identité. Car dans la grande famille nous n'avons pas un espace pour partager ce qui nous est propre (même si nous avons pu faire une présentation de trois heures (le 22 janvier). Notre participation ensuite, au grand forum contraste avec celle du pré forum où beaucoup d'activités (conférence, repas de midi, messe, prière etc.) sont communes.

Je croyais revivre cette chaleur familiale au cours du partage-relecture du soir. C'est un moment de relecture de la journée pour faire remonter les désolations, les consolations et envisager notre participation de la prochaine journée. Hélas, peu de personnes y prennent part.
J'ai apprécié la présence et le rôle des institutions religieuses au forum. Car, entre autres choses, leur solidarité a permis la participation à ce forum de ceux et celles qui ne pourraient jamais le faire et de parler directement de leurs problèmes (l'avenir des peuples indigènes, problème de la pauvreté, de la dette, du sida, des exploitations des ressources naturelles, l'impact de la globalisation et de la marginalisation, de la démocratie, etc.).
Même, les plus démunis de Nairobi et qui se sentent exclus ont également fait entendre leur voix grâce à leur forum parallèle (du 21 au 23) ou par leurs protestations à l'extérieur ou à l'intérieur de l'espace du forum (les enfants de la rue). Non seulement par des discours, mais aussi à travers des chansons, des danses et d'autres manifestations artistes, les participants ont crée une ambiance joyeuse et festive qui a donné un caractère particulier à ce premier forum sur le continent africain. Car beaucoup ont participé aisément aux danses ou aux défilés. C'est le moment où on sent que les barrières tombent.

Malheureusement nous n'avons pas eu l'occasion de nous retrouver pour discerner l'appel ou l'invitation de Dieu, issue de cet expérience africaine du Forum social mondial, " d'aller au large " comme famille ignatienne. Autrement dit, comme une famille on aurait pu prendre un petit moment dans la prière pour recueillir le fruits et les interpellations que le Seigneur nous adresse comme un corps par rapport à cette expérience africaine du Forum. J'espère que chaque groupe prendra le temps de faire ce que nous n'avons pas pu faire ici et partagera les fruits de ce discernement avec les autres membres de la famille ignatienne.
En dépit de ce fait, je suis convaincu que personne n'est retournée chez lui ou chez elle comme il ou elle été venue. Personnellement je peux avouer que j'ai regagné d'avantage de force, je me sens encouragé dans ce que je fais. Je crois également que je peux compter sur mes frères et sœurs de la famille ignatienne pour continuer la mission que la compagnie m'a confiée.
Bérilengar D. Antoine SJ, Tchad
Cela valait-il vraiment la peine ? Et quel sens cela a-t-il
pour notre apostolat social jésuite ici en Zambie ? |
Ce sont là les questions que trois d'entre nous, Charles Chilufya, Leonard Chiti et Pete Henriot, avons méditées quand nous nous sommes retrouvés après notre voyage de retour de Nairobi à Lusaka. Juste après dix jours de Rencontre de la famille ignatienne (REFI) et le Forum social mondial (FSM), nous avions beaucoup de questions à résoudre nous demandant si le lourd investissement en termes de temps et de ressources pourrait vraiment changer sensiblement quelque chose, ici, dans notre travail pour la justice sociale.

Leonard est curé d'une paroisse dans un grand et pauvre quartier de Lusaka, Charles travaille avec le JRS dans un camp de réfugiés dans le sud du Malawi et Pete travaille avec le Centre social de la Province de Zambie-Malawi, le Centre Jésuite de Réflexion Théologique (JCTR). Tous trois, nous sommes membres de la Commission provinciale de l'apostolat social (SAC).
La première chose qui a marquée notre réflexion c'est l'inestimable valeur de la participation à la REFI avant de s'impliquer dans le FSM. Les trois jours de contribution et échange nous ont transmis la force de notre spiritualité jésuite et ignatienne en vue de discerner les esprits à l'œuvre en nous comme autour de nous au sein du beau mais aussi rude environnement du FSM. Nous avons éprouvé de la consolation grâce à la participation de diverses communautés religieuses ainsi que des communautés laïques dans la REFI. En outre, nos réflexions du soir ont renforcé ce sentiment pendant la période du FSM. Nous sommes profondément reconnaissants envers les responsables de l'Assistance, la Province d'Afrique de l'Est et Hekima College pour le dévouement dont ils ont fait preuve pour nous loger.
Une deuxième consolation vint avec le jour d'évaluation de l'apostolat social dans l'Assistance d'Afrique et Madagascar. Beaucoup d'efforts sont faits partout sur le continent et dans l'Île voisine ! Certes, il y avait un brin de désolation quand nous avons considéré certaines résolutions faites lors d'une rencontre similaire il y a deux ans et qui ne sont toujours pas réalisées. Mais la mise en place d'un service de coordination de l'apostolat social pour le JESAM à Nairobi et la nomination d'Elias Omondi SJ comme coordinateur indiquent un nouvel engagement et de nouvelles possibilités. Et notre participation dans la planification d'activités nouvelles et renouvelées par le Réseau jésuite international pour le développement (IJND) est vraiment encourageante.
Bernard Lestienne à gauche
La troisième consolation est la fierté que nous avons ressentie devant la richesse de la culture africaine et de ses potentialités manifestées dans les ateliers et événements du FSM. Bien entendu, ce continent rencontre des difficultés, mais son potentiel dépasse de loin ses problèmes ! Beaucoup de groupes issus de la société civile, les organisations confessionnelles (comme notre JCTR) et des individus engagés nous ont révélé des potentialités qui nous ont donné cette conviction : dire " Une autre Afrique est possible " est plus qu'un slogan scandé. La participation de personnalités importantes telles que les Prix Nobel Wangari Maathai et Desmond Tutu ainsi que l'ancien président Kenneth Kaunda était importante, mais plus importants encore pour nous étaient les douzaine de fermiers, les villageois et les hommes d'Eglise qui se sont rendus à Nairobi depuis la Zambie et qui, sûrement, sont rentrés enrichis de nouvelles idées et d'enthousiasme pour promouvoir la justice sociale.
Les industries minières, les questions agricoles, la dette et le commerce, le rôle des femmes, le VIH/Sida, les réfugiés -ce sont là quelques uns des défis auquel l'apostolat social de notre Province est confronté. Mais la REFI et le FSM nous ont donné de nouvelles énergies que nous partagerons largement. Et nous étions heureux de pouvoir montrer aux visiteurs de ce continent que l'Afrique n'est pas seulement un océan de tragédies telles que le Darfour ou la Somalie , qu'elle ne se réduit pas non plus aux grands noms comme Afrique du Sud ou Nigeria, mais que c'est aussi des lieux merveilleux et plein d'espoir comme la Zambie et le Malawi !
Leonard Chiti SJ, Charles Chilufya SJ, Pete Henriot SJ, Zambie
Quelques questions pour la réflexion |
Jusqu'ici, l'expérience du Forum m'inspire quelques questions. Il est vrai que n'importe quel fou peut poser plus de questions en dix minutes que le plus sage des hommes n'en pourrait résoudre au cours d'une vie, mais, peut-être devrions nous y réfléchir et chercher à leur trouver des réponses.
(1) Pourquoi y avait-il si peu de gens au Forum ?
Le journal kenyan " Daily News " annonçait aujourd'hui que les inscrits étaient au nombre de 42 000 - loin des 150 000 environ qui s'étaient rendus à Bombay ou dernièrement à Porto Alegre. La différence indique les pauvres. Les gouvernements africains doivent-ils endosser toute la responsabilité de rendre la participation difficile ? Il me semble que toute " l'industrie du développement " doit être sérieusement remis en question. Combien de temps devrons-nous penser qu'ils aiment tellement les pauvres qu'ils veulent les laisser tels. Serait-ce parce qu'ils veulent conserver leurs propres emplois ? Ayant été envoyé au Forum par un réseau d'organisations de base, je reconnais que cette généralisation n'est pas absolue, mais révèle-t-elle une part de vérité ?
(2) Les jésuites présents étaient-ils aussi prêts à apprendre qu'à enseigner ? Je ne préjuge pas de la réponse. Comme au sein de n'importe quel autre groupe, nous étions très différents entre nous et cela n'est pas forcément un mal.
(3) L'unique groupe de collaborateurs vraiment efficace, organisé et motivé de par lui-même en 2005 à Porto Alegre était Initiatives des peuples d'Asie du Sud (SAPI). Cette fois, ils étaient présents en plus grands nombres et semblaient être devenus indépendants vis-à-vis de la Compagnie. Cela pourrait être une très bonne chose. Ou auraient-ils simplement trouvé un hébergement dont l'emploi du temps quotidien les empêchait de participer aux sessions du soir du Forum et à d'autres activités du soir trop encombrantes ?
Brian MacGarry SJ, Zimbabwe
Où va le Forum Social Mondial ? |
A l'issue de la septième édition du Forum Social Mondial, tenu à Nairobi entre le 20 et 25 janvier 2007, une des questions qui ont suscité le plus de débat est celle de l'avenir du Forum Social Mondial lui-même. Où va le Forum Social Mondial ? Quel chemin doit-il emprunter afin de rester pertinent ? Quel doit être son avenir ? Créé en 2000 et fruit de la bataille de Seattle, le Forum social mondial (FSM), s'est transformé en une sorte de Mecque pour tous ceux qui sont à la recherche d'un monde plus juste (la devise du Forum est " Un autre monde est possible ") et rassemble quantité d'organisations, grandes et petites, internationales et locales, aux idéologies très différentes, des mouvements sociaux, communautés de base, syndicats, etc. en quête de réponses concrètes aux défis de la construction d'un autre monde où l'économie soit au service des personnes, grâce à une mondialisation à visage humain, basée sur les principes de la justice, l'équité et le respect des droits de l'homme.
Il est indéniable que depuis sa première édition, le Forum a dépassé amplement les attentes quant au nombre de participants et son expansion géographique. Il est également indéniable qu'il a surpassé le Forum economique de Davos qui, aux mêmes dates, réunit les principaux leaders économiques du monde, puisqu'il ne cherche pas à en être la réplique, mais se dote d'un objectif plus large : il prétend considérer les préoccupations, espoirs et alternatives de la société civile. Il est aussi incontestable que beaucoup des revendications du Forum en sont venus à faire partie de l'agenda politique et qu'il est devenu une référence au niveau mondial. Comme le dit Boaventura de Sousa : " Les institutions internationales et autres instances de pouvoir ont été contraintes d'incorporer, ces dernières années, certaines propositions et revendications faites au FSM ". Toutefois, après quelques éditions, le Forum se trouve dans une mauvaise passe face à son avenir qui suscite d'intenses débats. Comme l'indique Sami Nair, intellectuel égyptien et un des responsables du Forum des Alternatives : " Le Forum social mondial a joué un rôle important, mais s'est une formule qui commence à s'user ".
Le Forum doit-il rester, comme l'indique sa charte des principes, un espace démocratique d'idées, d'approfondissement de la réflexion, de formulation de propositions et articulation entre organisations de la société civile sans souscrire des documents, des déclarations conjointes ou entreprendre des actions collectives. Doit-il, au contraire, prendre un caractère plus affirmé et entreprendre des actions collectives ? Ce qui est sûr c'est que, depuis son tout début ou presque, cette question a fait l'objet de débats intenses, entre les partisans d'un Forum qui soit un espace de rencontre et d'échange, étant donnée la diversité des organisations qui le constituent, et ceux qui proposaient d'aboutir à des propositions uniques, de souscrire des documents conjoints et, à terme, d'entreprendre des actions collectives. La question et le débat se resurgissent à chaque fois avec de plus en plus d'urgence.
Il n'est pas facile de répondre à ces questions sans savoir quelle est la solution la plus adéquate. Mais ce qui semble sûr c'est que, comme l'a déjà remarqué Roberto Savio, membre du Comité organisateur, le succès du Forum ne saurait se mesurer sur la seule base du nombre de participants ou de son expansion géographique ; au contraire, il est important de vérifier qu'il contribue à la formation de cet autre monde qu'il proclame.
Valeria Méndez de Vigo, Entreculturas, Spain
L'initiative des Peuples d'Asie du SUD (SAPI) au FSM |
Le quatrième jour (le 23 janvier) le SAPI organisa un séminaire sur la " Marginalisation et l'Exclusion : Redéfinir les visions d'avenir en Asie du Sud". Le séminaire débuta par une procession des délégués du SAPI et de différentes nationalités. En battant des tambours et scandant des slogans évoquant les différentes préoccupations des marginalisés, les délégués du SAPI se sont attirés beaucoup de participants. Ce séminaire était marqué par le témoignage de Yasmin et de Mustafa venus du Pakistan ; Nayaga Mary du Sri Lanka ; Prakash, coordinateur du Forum Social des Jeunes, Népal et des délégués venus de l'Inde. Yasmin parla longuement des difficultés des déplacés internes du Baluchistan et souligna le besoin pour différents partenaires de rester en contact afin de traiter efficacement les questions de déplacement et de migration. Les questions des Dalits, des Adivasis, des femmes, des réfugiés, ouvriers de plantations, pêcheurs, minorités et Dalits chrétiens furent soulignées par différents intervenants. Les délégués des différents pays réagirent aux questions et défis évoqués et exprimèrent leur solidarité en transmettant ces préoccupations aux décideurs internationaux.
Le cinquième jour (le 24 janvier) le Forum Social du Secteur des Plantations (PSSF), Sri Lanka, en collaboration avec le SAPI organisa un séminaire sur " La mondialisation et le néo-libéralisme : Défis et alternatives pour les pauvres en Asie du Sud ". Les témoignages des ouvriers de plantations montrèrent l'impact négatif d'un système de marché orienté vers le profit et les conditions de vie subhumaines dans lesquelles ils vivent.
Les délégués su SAPI participèrent également à plusieurs ateliers et séminaires organisés par des groupes tels que Campagne nationale pour les droits humains des Dalits (NCDHR), Fédération nationale des femmes Dalits (NFDW) et le Mouvement international des étudiants catholiques (MIEC). Au Forum, un certain nombre de films documentaires sur les différents problèmes des personnes marginalisées de différents pays furent visionnés. Un des documentaires qui attirèrent un large public était " Cheruppu " (Cheppel) réalisé par Mr. Amudhan et évoquant les conditions des Arunthathiyars chrétiens (Banghis) en Inde.

Lors de l'évaluation finale, les délégués du SAPI exprimèrent leur joie de faire partie de la lutte au niveau international pour les communautés marginalisées en vue d'un avenir digne. Ils affirmèrent également que cette participation leur a ouvert l'esprit et permis de comprendre les peuples d'Afrique et leurs cultures et les a encouragés à construire des réseaux entre continents, spécialement avec le sud. " C'est un événement inoubliable, le Forum m'incite à m'impliquer davantage auprès des marginalisés de mon propre Etat " reconnut Shakira, de Andhra Pradesh. Chez beaucoup de délégués du SAPI, dont certains accomplissaient leur premier voyage hors de leur pays et dont très peu avaient auparavant effectué un voyage dans un pays africain, cette participation a laissé une marque indélébile. Après le FSM, les délégués visitèrent un village afin de découvrir la vie des pauvres dans les villages du Kenya.
Joe Xavier SJ, India

D'autres contributions par Paul Odhiambo SJ et Hyacinthe Loua SJ sont téléchargeables sur notre site www.sjweb.info/sjs . D'autres comptes rendus seront ajoutés au site à mesure qu'ils nous parviendront.
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Directeur : Fernando Franco SJ
Rédactrice : Uta Sievers
Rédactrice adjointe : Suguna Ramanathan
Rédacteur spéciale à Nairobi : Zigor Uribe-etxebarria
Secrétariat de la Justice Sociale C.P. 6139, 00195 Rome Prati, Italie +39 06689 77380 (fax)
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Tous les HEADLINES (2000-2007) se trouvent à < www.sjweb.info/sjs >
