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Assemblée Générale de l'UNIREF
Cette année, c'est Bordeaux qui a accueilli tout ce beau monde (une bonne cinquantaine de personnes), les chefs d'établissements s'étant retrouvés entre eux 24 heures plus tôt – là encore, comme de coutume. Il faut dire d'abord que la génération de ceux qui ont participé à la vie des associations depuis leur création arrive en fin de carrière. Aussi avons-nous profité de cette rencontre pour remercier Jean-Pierre Jousse (à Sainte-Croix du Mans fidèlement depuis 1968), Jean-Louis Marmond (Saint-Michel à Saint-Etienne, après Lyon et Saint-Chamond) et Claude Thomas (Centre Saint-Marc à Lyon, après Amiens et Paris) – tous trois serviteurs des premières heures, qui prendront leur retraite dans quelques mois et dont les successeurs sont actuellement nommés – ainsi que Marie-Françoise Jallade ( La Trinité à Lyon) plus récente dans le réseau. Ils ont fait part à leurs collègues de leur expérience de directeur d'établissement jésuite, les encourageant en particulier à faire preuve d'innovation dans les responsabilités, et à susciter et soutenir les initiatives des différents acteurs de l'institution. Par l'évocation de leur parcours, ces témoins ont contribué au travail de l'assemblée tourné surtout vers l'avenir. Une introduction par le Père Provincial François-Xavier Dumortier, puis des travaux de groupes et en assemblée ont en effet mis en route un travail qui doit se poursuivre dans le réseau jusqu'à la prochaine Assemblée Générale, en particulier sur les pistes suivantes : Comment, dans des établissements catholiques ouverts à tous, avoir une proposition pastorale suffisamment diversifiée qui fasse droit notamment au travail d'annonce de la foi, et à une formation à l'intelligence de la foi qui soit à la hauteur de la formation d'ensemble assurée par l'établissement ? Comment rendre plus visible l'identité jésuite de nos établissements ? Comment perfectionner et rendre plus « lisible » pour tous l'exercice de la tutelle jésuite sur les établissements ? En effet, quand sont susceptibles d'intervenir dans les associations Provincial, Président d'Union, Vice-Provincial, délégué du Provincial, représentant du Provincial, etc., il arrive que bien des gens soient un peu perdus et que les partenaires moins au courant du mode de fonctionnement aient du mal à identifier les responsabilités effectives ! Alors, rendez-vous en mars 2007 pour quelques orientations et précisions dans nos manières de faire, afin d'aider chacun à développer le plus possible ses capacités au service d'une formation des jeunes et de leurs familles où nous devons continuer à apporter des manières de faire qui nous sont propres ! Jean-Yves GRENET Saint-Joseph de Tivoli - Bordeaux Bordeaux : le printemps s'annonce... En tant que membre permanent du CEP, je viens donc de participer à Bordeaux à ces deux temps forts de l'UNIREF : après dix ans d'absence de ce réseau, j'ai vécu ces deux rencontres avec beaucoup de joie. A l'invitation du CEP et de sa responsable Marie-Thérèse Michel, quatre chefs d'établissement arrivant à la retraite devaient « plancher » devant leurs collègues. Quatre thèmes ont été traités : l'association, l'identité jésuite au quotidien, l'évolution de la fonction de chef d'établissement, les forces et faiblesses du réseau. Mme Jallade, MM. Thomas, Marmond et Jousse ont en réalité fait une très belle relecture des longues années passées au service de l'éducation des jeunes. Dans ces itinéraires denses, décrivant bien les difficultés et les joies, plusieurs traits m'ont retenu et réjoui. L'évocation chaleureuse, très humaine, des jésuites qui ont appelé, encouragé, provoqué, permis de vivre des expériences nouvelles, chacun étant présent avec ses qualités et ses limites. L'attirance d'une « manière de procéder » qui s'est exercée bien au-delà des personnes dans des établissements qui n'ont plus de jésuites depuis longtemps. Il est profondément heureux de constater l'incarnation de cette « manière de procéder » dans les personnes qui ont pris la parole. Elle a pris au fil des années une teinte originale, ignatienne bien sûr, mais à la manière des « laïcs ». J'ai goûté particulièrement la qualité d'écoute dans le groupe, l'atmosphère cordiale. Visiblement les personnes se connaissaient et étaient heureuses de se retrouver, les nouveaux venus eux-mêmes paraissaient satisfaits d'avoir pris ce temps d'une plus grande connaissance du réseau. Le lendemain après-midi l'Assemblée Générale de l'UNIREF se déroulait dans le même climat. Le Père François-Xavier Dumortier s'adressait à l'assemblée pour l'inviter à une sorte de « refondation » du réseau. Après avoir remercié les personnes présentes pour le service rendu à la mission éducative, souligné l'importance du CEP dans ce dispositif, il a fait résonner les appels qui viennent, au nom de l'évangile, interroger aujourd'hui cette mission. Appels à se renouveler qui viennent des évêques en direction de l'enseignement catholique, et aussi du Père Général au moment où la Compagnie, à la veille des congrégations provinciale et générale, est invitée à évaluer sa mission. Il a proposé de se remettre au travail dans l'année qui vient en ouvrant trois chantiers de fond, sur la tutelle, la pastorale, l'identité d'un établissement jésuite. Ouvrir ces chantiers de fond signifie bien sûr que si le « réseau fonctionne », beaucoup d'éléments sont à reprendre, à ajuster pour qu'il remplisse mieux sa mission. Il existe en fait de grandes disparités entre établissements : la coresponsabilité dans la tutelle est en place ou non, la pastorale est plus ou moins vivante, l'identité ignatienne peut être claire ou très floue. L'accueil positif du discours s'est traduit par la remise immédiate au travail dans les petits groupes et les ateliers du lendemain. Les remontées en grande assemblée manifestaient la confiance de fond dans un partenariat créatif. J'ai constaté avec joie que « le capital confiance » entre jésuites et laïcs a augmenté. Dans la durée jésuites et laïcs se sont positionnés ensemble au service de la mission éducative en s'accueillant mutuellement. Les uns et les autres par leur collaboration reconnaissent mieux leur identité propre et sont devenus davantage partenaires, coresponsables. Aujourd'hui, connaissant leurs fragilités et leurs potentialités, ils entendent, ensemble, l'appel à mieux servir les jeunes. Un vrai printemps pascal pour la mission éducative. Jean-Paul LAMY photo en plongée sur JHS réalisé à Saint Joseph de Tivoli
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Pour en savoir plus : > Liste des établissements scolaires jésuites > L'engagement dans les collèges jésuites > Le partenariat avec des laïcs > Le CEP |
Jésuites : serviteurs
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