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par Martin POCHON Mercredi 23 mars 2005, 14 heures. Quelques 4x4 rutilants se garent et des jeunes filles en descendent accompagnées de leurs parents inquiets : elles viennent passer des tests pour devenir prothésiste dentaire. Le croirez-vous ? nous sommes au Lycée du Marais ! Car les filles n'ont plus peur du Marais et certains parents, en renseignant le dossier d'inscription, écrivent qu'ils ont choisi le Lycée en raison de sa bonne réputation ! Flagornerie bourgeoise ou ignorance d'un passé récent ? Et son directeur se demande s'il ne fait pas un rêve, ... s'il ne s'est pas trompé de portail ! La métamorphose se poursuitUne première étape est achevée En novembre 2003, nous avions annoncé les axes de la première étape de la « refondation » : fidélité au projet éducatif de l'établissement : volonté d'ouvrer à l'intégration des jeunes d'origine étrangère dans la cité. Diversification des filières et des modes de formation. En septembre 2003 nous avons ouvert le Bac Pro MRIM ( Micro-informatique et Réseaux : Installation et Maintenance ) et le BEP Optique et Lunetterie (en partenariat avec notre voisin, le Pôle Optique et Vision de l'Université Jean Monnet). Aujourd'hui après avoir surmonté certains obstacles, et grâce à des professeurs de qualité, les deux filières sont en bonne santé : ces classes évoluent bien, les élèves sont contents de l'établissement, le nombre des demandes d'inscriptions nous conduit à ouvrir des listes d'attente, ce qui n'était pas arrivé au Lycée depuis longtemps. Ce sont ces filières qui ont ouvert l'établissement à un public féminin.
Une deuxième étape bien amorcée En novembre 2004, après avoir posé notre candidature pour être labellisé « Lycée des Métiers de la Précision et de la Minutie », nous avons été '' audités'' et certifiés par le Délégué Académique à l'Enseignement Technique. Cette démarche n'est sans doute pas pour rien dans les autorisations d'ouverture qui nous ont été données les mois suivants : nos interlocuteurs avaient constaté de leurs yeux l'investissement d'une équipe. En février dernier, malgré un contexte de restriction budgétaire, nous avons eu le feu vert du Rectorat et de la Région pour ouvrir un CAP Prothésiste Dentaire et transformer notre Bac Pro Usinage en Bac Pro Micro-techniques . Sitôt l'annonce faite, nous avons vu arriver les candidats pour le CAP, et là encore nous avons déjà ouvert une liste d'attente.
L'avenir n'est pourtant pas encore assuré Le Rectorat continue de mettre en place le « collège unique », et des 3 ème de Découverte du Monde Professionnel vont s'ouvrir dans les établissements classiques : nos deux 3 ème à Projet de Vie Professionnelle se voient ainsi concurrencées par ce nouveau dispositif. Nous n'avons eu l'autorisation d'ouvrir que des demi-classes si bien que ces ouvertures ne compenseront que difficilement les pertes d'effectifs de 3 ème . Le Bac Pro Micro-techniques recouvre une réalité mal identifiée par le public en terme de débouchés : il nous faudra donc du temps pour le faire connaître et l'ajuster. Les filières traditionnelles connaissent une érosion continue : les Structures Métalliques et la Production Mécanique attirent de moins en moins les jeunes. Reste enfin la grande incertitude de la Taxe d'Apprentissage ... Le bateau n'est donc pas encore hors d'eau même si la proue commence à émerger. Il nous faut donc poursuivre la métamorphose de l'établissement sans perdre pour autant notre vocation : nous sommes sortis du ghetto mais les 4x4 ne doivent pas devenir majoritaires ; il nous faut redéfinir une stratégie pour continuer à accueillir dans les nouvelles filières les jeunes de Montreynaud et d'ailleurs. En attendant, pour vivre le présent dans de bonnes conditions, nous avons lancé deux initiatives : des séquences d'appropriation qui permettent à nos élèves d'être davantage acteurs de leur formation. des Heures Pour Réfléchir , en 1ère et Terminale Bac, qui ont pour objectif d'inviter nos élèves à donner un sens à leur vie. Des adultes animent ces séquences en témoignant au fil des semaines de leurs engagements et de leurs goûts personnels. Pierre Clermidy, qui vient d'arriver au lycée, a pris en charge la coordination de ce dispositif. Il prépare aussi d'autres propositions pour la rentrée prochaine : deux mini-entreprises, une troupe de scouts marins, des échanges internationaux, etc. Nous espérons que tout cela créera une atmosphère permettant l'épanouissement de chacun et donnera à l'établissement un dynamisme qui sera le gage de sa pérennité. Martin POCHON St Etienne le 31 mars 2005
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Jésuites : serviteurs
de la mission du Christ - © Compagnie de Jésus |