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L'Inde sacrée
Un
documentaire du Père Landhe
datant de 1935
Présenté dans le cadre de la huitième
édition des Rendez-vous de l'histoire se déroulant à
Blois (France) du 13 au 16 octobre 2005
sur le thème "Religion et politique".
L’Inde sacrée (au pays
de Civa, de Vichnou et de Brahma) / Père Landhe
(documentaire, France, 1935, 95 min, N&B, film restauré)
Voici comment est présenté
ce documentaire qui vient d'être restauré par le Service
des archives du film français (AFF).
Le Père Landhe,
missionnaire français, marche sur les pas de Saint François
Xavier, et déploie son activité de bienfaiteur et d’évangélisateur,
en toute bonne conscience. L’attention ethnographique aux rituels
brahmaniques les plus typiques sert en fait à valoriser le bien
fondé de cette colonisation spirituelle. Un extraordinaire document
de propagande.
Projection : Samedi 15 octobre
à 18h - Cinéma Les Lobis à Blois
Film introduit par Jean-Baptiste Garnero, chargé d’études
documentaires aux AFF.
Plus de 95 000 films du patrimoine cinématographique
français sont conservés par les Archives Françaises
du Film du CNC (AFF). Aujourd'hui, plus de 13 000 films ont été
restaurés ou sauvegardés dans le cadre du "Plan de
restauration des films anciens" auquel le Ministère de la
Culture a consacré 78 millions € depuis 1991. Grâce
à ce plan, de nombreux films ont été transférés
sur support non périssable et retrouvent ainsi une seconde vie
auprès du public et des chercheurs.
Une autre facette du Père
Landhe
Pour mieux connaître la figure du
Père Landhe, voici comment en parle un site sur l'urbanisme lorsqu'il
s'interroge un chercheur sur le sort des mals-lotis en France dans les
années 1920.
Dans le cas de Goussainville (ville
en région parisienne), par exemple, les deux forces
qui se préoccupent des mal-lotis sont le PC d’un côté,
et l’Église de l’autre.
Pas seulement à Goussainville.
Sur la lancée du grand débat sur la déchristianisation
de la classe ouvrière – qui est bien antérieure
au phénomène des lotissements – à la suite
de la séparation qui donne à l’Église une
liberté qu’elle n’avait pas dans le cadre du Concordat,
des prêtres, des hommes et des femmes d’œuvre s’intéressent
très tôt à la question des faubourgs. Après
la guerre, un certain nombre de prêtres, quasi missionnaires,
se dirigent vers les banlieues. Le plus célèbre d’entre
eux est un jésuite, le père Pierre Landhe, qui a écrit
en 1927 Le Christ dans la banlieue, un livre très lu et largement
diffusé. C’est aussi un homme de radio,
le premier à obtenir du Vatican l’autorisation de faire
des sermons radiophoniques, publiés sous le titre Les Pauvres
dans l’Évangile, radio-sermons (1929). Il a
généré tout un mouvement d’intérêt
pour la banlieue, de tonalité missionnaire et intransigeante.
On collectait de l’argent : des “timbres des lotissements”
étaient vendus dans les églises des quartiers bourgeois
pour financer la construction de chapelles. Des messes se terminaient,
à Versailles, par “Priez pour nos mal-lotis”. Cette
percée catholique dans les banlieues entrait souvent en conflit
avec les municipalités radicales, socialistes ou communistes,
et donnait lieu à des heurts, mais témoignait en même
temps d’une conscience aiguë des nouveautés, indissolublement
urbaines et sociales.
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