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ISTAC
Institut Supérieur de Technologie
d'Afrique Centrale

En 2002, le groupe ICAM s'est ouvert à l'international avec la fondation de l'Institut Supérieur de Technologie d'Afrique Centrale (ISTAC) en partenariat avec l'Université Catholique d'Afrique Centrale (UCAC). Le 1er cycle (BTS en deux ans) a ouvert en 2002 à Pointe-Noire en République du Congo et le 2 ème cycle (cycle ingénieurs en trois ans) ouvre en octobre 2004 à Douala au Cameroun.

Pour ce projet, l'ICAM a demandé la collaboration de notre province jésuite, celle de l'Afrique de l'Ouest (PAO), pour y apporter l'expérience pédagogique ignatienne. Elle prend forme dans la direction pédagogique de l'institut, dans la formation humaine et dans une aumônerie. Elle se limite pour le moment, au cycle ingénieur à Douala, mais il n'est pas exclu qu'elle s'étende 1er cycle.

Après ma philosophie, le P. Provincial m'a donc demandé de me préparer pour cette collaboration PAO / ICAM qui a pris corps en octobre 2004. Une première année de régence en France a consisté à m'imprégner de la culture et des procédures du groupe ICAM, surtout pour le fonctionnement d'un Institut Supérieur de Technologie (IST).

Mon expérience en France

Et je suis venu à Lille, dans la communauté du boulevard Montebello, pour cette année de régence à l'ICAM et à l'ISTN. J'ai beaucoup voyagé pour des rencontres organisées par la Province de France et par l'ICAM, et j'ai eu la joie de rencontrer un grand nombre de jésuites français, y compris ceux dont j'entendais parler à travers leurs ouvres. Ce fut une expérience enrichissante pour moi et je garde un bon souvenir de mon année à Lille.

Même si j'ai souffert du froid à mon arrivée : je ne connaissais pas ces températures si basses, c'est-à-dire autour de 5°C , et ce ne fut pas facile. En plus, je devais pratiquement chaque jour me présenter et dire ce que je faisais en France. Ces moments étaient les plus pénibles pour moi. Sans parler des problèmes de vie administrative. Je n'oublie cependant pas la vie communautaire à douze dont trois Africains : très riche, très agréable, avec beaucoup d'attention de la part de chacun. Je rends grâce à Dieu pour mes compagnons de Montebello !

J'ai pu toucher du doigt les avancées technologiques, humaines, et sociales d'un pays développé. Cela représente un défi pour les pays les moins avancés, la majorité des pays africains. J'ai compris alors combien cette mission qui m'a été confiée est importante non seulement pour la Compagnie, mais aussi pour toutes les générations qui se formeront à l'ISTAC. Un détail pour moi étonnant est la technique de construction des cathédrales, toujours solides de nos jours. Les plus belles que j'ai visitées sont celles d'Amiens et de Beauvais.

 

Le projet ISTAC

Le projet est important dans un système éducatif incapable d'absorber toutes les demandes de formation. Il donne à tous une chance égale d'accéder à une formation supérieure de qualité par voie de concours. L'ICAM a fondé cette école sur demande de l'Université Catholique d'Afrique centrale mais en garde l'entière responsabilité.

L'ISTAC forme des ingénieurs par alternance en cinq ans. La première promotion du 1 er cycle, 26 étudiants dont 5 filles, a obtenu cette année 100% de réussite au BTS. Pour démarrer le cycle ingénieur à Douala, 25 d'entre eux ont été admis sur résultats, et 4 autres par concours. Une jeune femme admise pour une formation continue suivra la même formation que les autres. Pour les deux sites, la contribution d'entreprises filiales de grandes entreprises françaises a été déterminante : Total par exemple a mis à disposition des locaux pour les cours et les TP.

Pour l'instant, deux jésuites y travaillent : Jean-Pierre Berger, pour l'Aumônerie et la Formation humaine, et moi-même, Responsable pédagogique. La rentrée à Douala a eu lieu le vendredi 1 er octobre 2004 avec un effectif de 30 étudiants dont sept filles. L'équipe des enseignants est composée de sept professeurs vacataires et de trois professeurs de l'équipe des permanents. Depuis le début des cours, tout semble aller bien.

Je profite de l'occasion qui m'est offerte pour formuler mon souhait que cet apostolat soit renforcé et que la Compagnie demeure dans ces lieux où les esprits et les idées se forgent pour l'avenir. Pour dire aussi un grand merci du fond du cour à tous les compagnons qui ont ouvré pour que mon séjour en France soit agréable.

Gildas BOSSA
(Collège Libermann - Douala)


 

Pour en savoir plus :

> I.C.A.M.

> site du Groupe ICAM IST France

> Article de presse camerounais : Des ingénieurs au service de l'entreprise

> site de la PAO (Province jésuite de l'Afrique Occidentale)

> Collège Libermann à Douala

> La communauté jésuite du Boulevard Montebello à Lille