Cet été, devenez volontaire sur un chantier avec l’association Inde-Espoir

E Inde espoir 2014Née en 1981 d’une collaboration entre des jésuites indiens et français, l’association Inde-Espoir envoie chaque année 30 à 50 jeunes dans des villages ou petits bourgs de l’Inde du Sud pour y réaliser des constructions utiles aux populations les plus pauvres du pays : écoles, centres communautaires, dispensaires, maisons…

Qu’est ce que l’association Inde-Espoir ?

Chaque année, en décembre et janvier, des jeunes (18-25 ans) sont invités à constituer une équipe, sous la responsabilité d’un jésuite accompagnateur, pour prendre en charge la réalisation d’un projet de chantier. Ce projet a été sélectionné par l’association Inde-Espoir, parmi ceux que lui ont envoyés ses partenaires indiens. Chacun, avant d’être admis dans l’équipe, vérifie avec l’accompagnateur que ses motivations correspondent bien à la proposition Inde-Espoir et qu’il est d’accord avec les 8 engagements listés ci-dessous.

Les membres de l’équipe se réunissent régulièrement (environ 1 fois par mois) pour se connaître, se familiariser (par des échanges, des lectures, des exposés) avec les réalités culturelles, politiques, sociales, religieuses de l’Inde, et régler les questions pratiques (visas, vaccins, billets d’avion, etc.). Elle s’organise aussi pour collecter les sommes nécessaires au financement de la construction : ciment, briques, matériaux divers, salaires des maçons locaux, etc.

En juillet, l’équipe part travailler sur le chantier pendant 4 semaines (travail de coolies – manœuvres – au service des maçons locaux), tout en vivant dans le village. Avant ou après le chantier, les étudiants sont invités à aller à la découverte du pays, par groupes de 3 à 6, pendant environ deux semaines (ou davantage). En tout, il faut donc compter six bonnes semaines. Si on ne peut faire que les 4 semaines de chantier, c’est dommage, mais c’est possible.

E PhotosNico3 327Depuis 35 ans, les « French students » d’Inde-Espoir ont ainsi réalisé plusieurs centaines de constructions. Les liens personnels qui se sont tissés avec les partenaires locaux qui organisent les chantiers et accueillent les groupes offrent une sérieuse garantie que les projets sont vraiment utiles et désirés par les habitants, dont plusieurs travaillent avec les jeunes Français et achèvent les constructions après leur départ. Grâce à eux, les groupes sont accueillis dans de bonnes conditions d’hygiène et de sécurité (même si le confort est sommaire) et trouvent des interlocuteurs qui sont heureux de les introduire aux réalités du pays.

On dit parfois que, la main-d’œuvre locale étant abondante et touchée par le chômage, les jeunes pourraient se contenter d’envoyer en Inde l’argent récolté et de passer tranquillement leurs vacances en Europe. Ce serait méconnaître deux aspects essentiels de la proposition « Inde-Espoir » :

  • pour les populations locales (notamment les dalits et les tribals, considérés comme « impurs » dans leur société), il est important de voir des Européens venir jusqu’à eux pour les rencontrer, travailler avec eux, manger ou boire dans leurs maisons, jouer et chanter avec leurs enfants, etc. Nos partenaires indiens nous l’assurent : cela contribue à leur rendre le sentiment de leur propre dignité.
  • pour les jeunes Français, c’est une forte expérience de rencontre humaine et culturelle (et, pour beaucoup, spirituelle). Au retour, tous en témoignent : ils ont reçu bien plus qu’ils n’ont donné. En partageant la vie d’un village, ils peuvent, s’ils se donnent généreusement à l’expérience dans toutes ses dimensions (pas seulement celle du travail sur le chantier), découvrir ce peuple (sa culture, ses réalités sociales et politiques, ses religions, sa cuisine, etc.) bien mieux qu’à travers un voyage touristique.

Les 8 engagements

  1. Entrer dans l’ « esprit Inde-Espoir »: l’objectif n’est ni le tourisme, ni la recherche de sensations fortes par le dépaysement, ni même le désir de se rendre utile en faisant une « bonne action » humanitaire. C’est, à travers le service rendu aux plus pauvres du pays, de se mettre en situation de rencontrer des personnes, de s’intéresser aux réalités humaines, sociales, culturelles, religieuses, du peuple indien. Il s’agit aussi, en retour, de se laisser soi-même interroger, voire déranger, par cette rencontre. Si l’on n’éprouve pas ce désir, mieux vaut rester chez soi !
  2. Participer activement à la recherche du financement. L’équipe doit rassembler avant juin une somme importante (25 à 32 000 euros) pour payer les briques, le ciment, les divers matériaux, les salaires des maçons locaux, etc. Ce montant semble élevé, mais l’expérience montre que c’est tout à fait possible : toutes les équipes ont atteint – et parfois largement dépassé- ce montant, grâce à divers moyens qui ont fait leurs preuves : appel à la générosité des parents et amis, ensachages dans des supermarchés, recherche de sponsors et de subventions publiques, quêtes à la sortie d’églises, etc.
  3. Participer aux 5 ou 6 réunions de l’équipe entre janvier et juin, dont les dates seront fixées ensemble lors de la réunion de lancement. Une absence non motivée à l’une de ces réunions traduirait une motivation trop faible. Les réunions sont fixées en week-ends pour permettre la participation des étudiants qui vivent loin de Paris.
  4. S’investir dans la préparation personnelle: lire des livres ou articles sur l’Inde, sa culture, ses religions, son système social, etc.
  5. Accepter ce qu’exige une vie d’équipe : partager les tâches, se soutenir mutuellement, respecter les différences, s’enrichir réciproquement dans l’échange… Individualistes, s’abstenir ! Pendant le chantier en Inde, accepter de participer activement aux temps de relecture qui seront proposés une fois par semaine.
  6. Etre capable de s’adapter à un mode de vie peu confortable – coucher par terre, manger la même nourriture tous les jours – et de travailler sous la chaleur 4 à 5 heures par jour.
  7. Etre capable de communiquer en anglais.
  8. Prendre quelques précautions de santé. Rien d’extraordinaire : quelques vaccinations à vérifier ou à faire. Sur place, respecter les consignes de prudence qui seront données.

G ITGA2013 A 044La proposition s’adresse à tous ceux qui, croyants ou non, éprouvent un vrai désir de rencontrer une autre culture et de servir les plus pauvres, dans une expérience à la fois communautaire et personnelle. Pour ceux qui sont chrétiens et qui désirent vivre ce temps comme un moment fort de leur chemin spirituel, diverses propositions sont faites par le jésuite accompagnateur : temps de prière quotidien (la messe, s’il est prêtre), échanges sur tel ou tel point de la vie de foi. Mais il va de soi que chacun est totalement libre de participer ou non à ces temps spirituels.

Tous doivent savoir qu’ils travailleront en étroite collaboration avec des prêtres et religieuses indiens qui ont fait le choix de servir les plus pauvres de leur société; ils doivent aussi être conscients du fait que, en tant qu’Européens, ils seront perçus par les Indiens comme « chrétiens », même s’ils ne le sont pas. Il importe de manifester un grand respect et un véritable intérêt pour les réalités religieuses de l’Inde. Chacun est invité à vivre cet engagement comme une expérience « spirituelle », au sens très large du mot : il implique une disposition à se laisser changer par la rencontre de l’autre.

En été 2017 : deux chantiers

Lors de la réunion de lancement (date probable : dimanche 22 janvier – à confirmer), les candidats seront répartis en deux équipes, qui prendront en charge chacune un de ces deux projets :

  1. Shantipura

Les « Ursuline franciscan sisters » nous demandent de venir reconstruire une partie de l’école primaire de Shantipura, un village de la région de Mysore (Karnataka) ? Cette école accueille des enfants de familles particulièrement pauvres. Hâtivement construite, avec très peu de moyens, voilà près d’une cinquantaine d’années., elle est maintenant très délabrée et menace de s’effondrer. L’équipe vivra au milieu de cette école, qui est elle-même au milieu de ce petit village.

  1. Barathapuram

E chantier annuel Inde espoir 19 92Les jésuites d’Andhra Pradesh nous demandent de venir construire quelques maisons dans un village de la tribu Yanadi (tribu des ratcatchers), de la région de Guntur. Il s’agit d’une tribu semi-nomade particulièrement misérable,  mise en difficulté par les contraintes de la sédentarisation. Elle est méprisée par les hautes castes qui ont toujours des préventions et des suspicions envers les nomades, d’autant plus qu’ils se nourrissent en partie de rats. Les talents des Yanadis pour chasser et tuer les rongeurs destructeurs de récoltes sont connus des anthropologues qui se sont particulièrement intéressés à cette tribu.  L’équipe sera hébergée dans la paroisse jésuite de Vinukonda, à 12 km du village

Dates

Restent à fixer : une équipe pourrait partir le vendredi 30 juin (chantier du 3 au 28 juillet), une autre le 7 juillet (chantier du 10 juillet au 4 aout)

Découverte du pays

Le temps de « découverte de l’Inde » peut se situer avant ou après le chantier, selon les disponibilités. Il est recommandé de prévoir au moins 15 jours pour ce temps. Quand on a le choix, il est conseillé de faire ce temps de découverte après le chantier plutôt qu’avant.


Coût personnel à prévoir

C ITGA2013 A 118D’après l’expérience des années précédentes, chacun(e) doit prévoir environ qu’il aura environ 1100 euros à dépenser s’il fait le chantier seulement et 200 à 300 Euros pour les deux semaines de découverte du pays. Cette estimation comprend le billet d’avion AR, les trajets en Inde, les frais de séjour (3 euros par jour environ), les vaccins, le visa, etc.

Attention : chacun(e) s’arrange personnellement pour disposer de cette somme. Cette recherche ne doit pas interférer avec celle que l’équipe va mener collectivement pour trouver la somme nécessaire au financement du chantier. Si ce coût personnel constitue pour l’un ou l’autre une raison de renoncer, qu’il n’hésite pas à me le dire confidentiellement : on trouvera une solution, qui ne sera pas connue des autres membres de l’équipe.

Si tu as entre 18 et 25 ans, si tu as un fort désir de vivre cette expérience dans toutes ses dimensions et si tu acceptes de prendre les 8 engagements énoncés ci-dessus, merci de contacter dès maintenant : christian.mellon [@] jesuites.com.

> Site de l’association Inde-Espoir : www.inde-espoir.org

> Vidéo et témoignages de participants sur le site des jésuites de la Province de France

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