Au Châtelard, un we de réflexion sur la médecine prénatale avec le Cardinal Barbarin

Chatelard prenatal-LG-QB24Tiraillés entre leur pratique médicale et leur foi, des praticiens du diagnostic prénatal se retrouvent chaque année pour partager leur expérience professionnelle, accompagnés par le cardinal Philippe Barbarin. Ils sont une trentaine, assis les uns en face des autres dans la grande salle du Châtelard, un centre spirituel jésuite situé à l’ouest de Lyon. Des gynécologues obstétriciens, des pédiatres, des sages-femmes, des échographistes, des généticiens, des anesthésistes venus de toute la France pour un week-end de réflexion sur leurs pratiques médicales. 

Tous travaillent en médecine prénatale, leur vocation étant de prendre en charge des pathologies fœtales découvertes dans le cadre de suivi de grossesse ; et tous sont chrétiens. Une fois par an, depuis une dizaine d’années, ces professionnels de santé se retrouvent au Châtelard pour partager leur expérience et se ressourcer, alors que leur métier les expose aux plus grands dilemmes. Comment vivre leur foi, être fidèles à leur engagement dans une pratique où l’interruption médicale de grossesse (IMG) est une issue possible ?

Au Châtelard, réunis autour du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon – qui les accompagne depuis 2003 –, ces soignants ne cherchent pas de réponses toutes faites. En choisissant ce métier, ils savent qu’ils doivent assumer une forme de tiraillement. Le plus confortable, en effet, serait de déserter les centres de diagnostic prénatal. Toutefois les enjeux humains de cette médecine de l’enfant à naître sont si importants qu’ils refusent de s’y dérober.

bb écho_modifié-1-LG-QB24Ce samedi de novembre, dans une atmosphère bienveillante, les histoires racontées à tour de rôle permettent de comprendre l’âpreté des situations. D’emblée, les dilemmes autour de la trisomie 21 – pour laquelle un dépistage est organisé et dont le diagnostic conduit en France à un taux très élevé d’IMG – se font jour. Dominique, échographiste, raconte ainsi les dissensions vécues au sein de l’équipe.

« Nous venions de détecter un risque élevé de trisomie chez le bébé d’une femme qui ne voulait pas entendre parler d’avortement. Et pourtant, des arguments en faveur de l’interruption de grossesse étaient mis en avant. Moi, je trouvais qu’il était important d’écouter et d’accompagner cette maman dans son choix », explique-t-elle. De son côté, Hélène, gynécologue à Clermont-Ferrand, confie ne pas signer d’autorisation d’IMG pour trisomie 21 sans que les parents aient pu prendre le temps de la réflexion. « Nous organisons un rendez-vous systématique avec un pédiatre pour que les couples concernés puissent échanger sur cette anomalie chromosomique, poser des questions, ce qui est recommandé par les bonnes pratiques pour toute pathologie fœtale. Cela ne les fait pas forcément changer d’avis, mais au moins ils se donnent un peu de temps et s’approprient la décision », explique le médecin.

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> Site du centre spirituel du Châtelard

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