Libres traversées en Église
Michel Rondet sj
Entretiens avec
Yves de Gentil-Baichis
DDB, mai 2012
collection Entretiens
15€
Ces entretiens posent la question de la place de l’Église catholique dans le monde contemporain, évoquant les difficultés auxquelles elle doit faire face.

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Présentation de l’éditeur
Certains jours, on s’interroge sur l’Eglise. On se pose des questions sur cette institution, pourtant inspirée par l’Evangile, mais qui parait parfois bien éloignée de ce que vivent les hommes et les femmes de notre temps. Cette Eglise, Michel Rondet l’aime et la connaît. Depuis des années, il chemine avec elle et évoque ici ses traversées, de Pie XII à Benoît XVI. Jésuite, il a écouté bien des laïcs, prêtres et religieuses au cours de retraites très suivies. Cet homme nuancé et pacifique étonne ici par son audace : avec une lucidité sans concession, il relève les failles de l’Eglise en ce début de XXIè siècle. Et surtout il appelle de ses vÅ“ux des réformes très profondes;
Au fil des entretiens, une évidence s’impose. Même si la situation de l’Eglise est préoccupante, l’Esprit Saint est présent dans les moments de crise. A travers la baisse inquiétante des vocations, il appelle à passer d’un visage de l’Eglise à un autre.
En ce début de millénaire, l’Église catholique a du mal à se situer au cœur de la modernité qui est la nôtre. On peut, bien sûr, évoquer une culture hostile, un environnement sécularisé, l’individualisme ambiant ou une autre présence des grandes religions qui voit le catholicisme se sentir minoritaire, il n’empêche : l’Église ne gagnerait-elle pas parfois à balayer devant sa porte et à voir ce qui cloche en elle ? Est-elle assez au clair avec son message, ses ministères, sa manière de voir l’homme ou la morale ? Plutôt que de s’en tenir à une position de citadelle assiégée, ne doit-elle pas faire davantage confiance au souffle de l’Évangile ?
Interrogé par Yves de Gentil-Baichis, le jésuite Michel Rondet livre ici une vision courageuse et roborative, en appelant à discerner les signes de l’Esprit. La liberté d’un vrai spirituel.
Extrait
pp.165-184 passim
« Sans l’Esprit,
le Christ reste dans le passé »
Vous avez dit plusieurs fois que nous devions rejoindre l’Esprit à l’Å“uvre dans l’Église mais on a l’impression qu’en ce moment, l’Esprit est un peu en vacances. Les initiatives apostoliques sont rares dans l’Église, comme si le climat de crainte qu’engendre l’évolution de la société moderne paralysait toutes les audaces.
Je crois que nous ne sommes pas assez attentifs à la façon dont Jésus annonce l’Esprit à ses disciples. Il souligne avec insistance: « Il vous est bon que je m’en aille, sinon vous ne recevrez pas l’Esprit Saint. » Il invite donc ses disciples à centrer toute leur attention sur la réception de l’Esprit après son départ. C’est ce qui arrive, selon les récits évangéliques au soir de Pâques et au soir de Pentecôte. C’est ce qui se prolonge tout au long du livre des Actes des Apôtres où l’on voit l’Esprit intervenir de différentes façons au moment où l’Église est en crise et quand elle a des difficultés. Je crois que nous ne comprendrons jamais assez à quel point l’Esprit doit être aujourd’hui le guide de l’Église.
Trop souvent, en effet, l’Église met sa confiance dans sa tradition et ses institutions, dans ce qu’elle a élaboré au cours des siècles, dans les manières habituelles dont elle s’est orientée autrefois, mais elle n’est pas assez attentive à la créativité de l’Esprit. Or l’important c’est, bien sûr, de vivre de la tradition tout en restant ouvert à l’action créatrice de l’Esprit aujourd’hui.
N’est-ce pas ce qui manque en ce moment à l’Église ?
Je le crois. On a l’impression que l’Église a peur de la créativité et de l’inventivité de l’Esprit et que, face aux questions du monde, face aux recherches d’un certain nombre de ses fils, elle se replie continuellement sur sa tradition, qui est riche et importante, certes, mais qui ne doit pas étouffer les initiatives de l’Esprit. (…)
Dans le passé, a-t-on été très attentif au rôle que tenait l’Esprit dans la vie de l’Église ?
Je crois qu’il y a eu une période où l’Église a fonctionné selon le schéma suivant: le Père envoie le Fils qui envoie ses disciples sous la direction de Pierre et tout s’enchaîne de cette manière. Ainsi l’avenir est, en quelque sorte, livré à l’obéissance des disciples à Pierre, les prêtres obéissant aux évêques qui, eux-mêmes obéissent au pape. Selon ce schéma, l’Esprit Saint ne trouve pas sa place dans la structure de l’Église.
L’Esprit agissait aux franges
Était-il alors totalement absent de la vie de la communauté chrétienne?
Non, mais il va se retrouver aux franges, à la périphérie de l’Église, comme inspirateur des mouvements laïcs et des fondations religieuses. Il sera très vivant dans les confréries, dans les tiers ordres et tous les mouvements laïques qui se développent aux XIIe, XIVe et XVe siècles. Il agira aussi dans les fondations monastiques (VIIe, VIIIe, XIe, XIIe siècles), dans la naissance des ordres apostoliques au XVIe siècle et plus récemment, au XIXe, où les fondations, très nombreuses, seront très axées sur les problèmes de la société comme l’éducation, la santé, la vie des peuples du tiers- et du quart-monde. Dans ces initiatives diverses et variées, il y a, je crois, une action de l’Esprit Saint dont les acteurs sont bien conscients.
Ce n’est pas toujours clairement exprimé dans les fondations religieuses mais la confiance en l’Esprit est réelle quand il faut oser entreprendre des choses, apparemment impossibles à réaliser, mais qui deviennent possibles avec son aide. Les dynamismes dépassent d’ailleurs souvent largement le projet initial des fondateurs. (…)
Si l’Esprit s’est surtout manifesté à la marge, cela ‘ voulait-il dire qu’il était quelque peu absent dans la structure centrale ?
Il n’était pas totalement oublié mais on mettait souvent du temps à le reconnaître. De nombreuses initiatives ont été reconnues comme inspirées par l’Esprit après un temps d’épreuve. Parfois, même, on avait tendance à les récupérer pour les faire entrer dans le système et dans le cadre du droit canonique.
L’Esprit est à l’Å“uvre dans la créativité
Mais quand les papes prenaient de grandes décisions et qu’ils rédigeaient leurs encycliques, avaient-ils le sentiment d’être inspirés par l’Esprit Saint ?
Je pense que dans les encycliques, ils ont voulu répondre aux nécessités du temps et aux questions posées à l’Église. Mais parfois, trop obnubilés par les attaques et les contestations, que ce soit au temps de la Réforme ou au XIXe siècle, ils n’ont pas été assez attentifs à la floraison d’initiatives et de mouvements spirituels qui émergeaient dans l’Église.
Une Église davantage guidée par l’Esprit serait une Église attentive à ce qu’il dit à travers les mouvements, les initiatives et les questions de ses fidèles. On doit prendre conscience que l’Esprit est à l’Å“uvre dans la créativité de son peuple, celle-ci pouvant se traduire aussi bien par des initiatives que par des contestations. C’est à cela qu’il faut être attentif plus qu’à la préoccupation d’adapter la tradition à l’époque actuelle.
On dit que le cardinal Ottaviani, ancien secrétaire du Saint-Office, qui a combattu bien des innovations qu’apportait le Concile, avait pour devise « semper idem », «toujours le même ». Cela exprimait son admirable fidélité à la tradition mais peut-être aussi son manque d’ouverture à la créativité de l’Esprit.
Aujourd’hui, une telle attitude mènerait droit dans le mur quand on voit tous les bouleversements qui transforment la société. Nous ne vivons plus au XIXe ni au XXe siècle et, pour faire connaître le message évangélique à nos contemporains, l’Église ne doit-elle pas être audacieuse et oser innover?
Surtout oser. On en voit un exemple à propos de la théologie de la Libération qui aidait les communautés de base d’Amérique latine à s’appuyer sur la Bible en s’inspirant de l’attitude du peuple juif qui, dans l’Exode, s’est libéré du joug des Égyptiens. En présence de ce profond mouvement qui se développait en Amérique latine, l’Église a réagi, guidée par la peur de voir le marxisme gagner cette région, alors que le communisme était proche de sa faillite, c’était peu de temps avant la chute du mur de Berlin. Au Vatican, on n’a pas su reconnaître le souffle évangélique que portait la théologie de la Libération.
On paye aujourd’hui ce manque de discernement parce que l’espérance des populations pauvres de ce continent s’est détournée de l’Église catholique. Maintenant les gens adhèrent en masse aux mouvements évangéliques et à des sectes qui prétendent se rattacher à Jésus. En refusant cet appel de l’Esprit, l’Église est passée à côté d’une réelle possibilité de rénovation.
Comprendre les appels actuels
Dans la vie concrète des communautés paroissiales, que peut vouloir dire se référer à l’Esprit ?
Cela voudrait dire multiplier les consultations du genre des synodes parce que des choses fortes et intéressantes s’expriment souvent dans ces assemblées. Il faudrait aussi rendre ces consultations plus efficaces en ne restreignant pas d’avance les sujets dont il est permis de discuter ou sur lesquels on peut réfléchir librement. Surtout il serait bon d’essayer de discerner ce qui, à travers des revendications multiples et parfois désordonnées, peut être compris comme un appel du monde d’aujourd’hui. Il faudrait alors inventer des formes de réalisations modestes pour mieux adapter l’Église aux demandes de notre époque. (…)
Au niveau des communautés chrétiennes quels peuvent être les effets d’une vie inspirée par l’Esprit? Est-ce de renforcer les liens de charité et de respect entre les hommes ?
L’Esprit est celui qui, dans la Trinité, unit et fait communier ce qui est différent: le Père et le Fils. L’Esprit exerce la même action dans le monde, il est partout à l’Å“uvre, en particulier là où les différences se rapprochent pour aller vers une plus grande communion.
C’est cela que des gens n’ont pas voulu comprendre dans la réunion organisée par Jean-Paul II à Assise. Quels que soient les résultats concrets, je pense qu’un effort caractéristique de l’Esprit est de rapprocher des gens différents dans un même désir de paix et dans la même imploration d’une transcendance dans laquelle nous pouvons nous retrouver tous frères.
L’Esprit ne supprime donc pas les différences mais il aide les hommes à les vivre dans la paix.
Une Église où l’on peut respirer
Oui, l’Esprit agit afin que les différences soient vécues dans l’accueil mutuel au lieu d’être à l’origine de conflits et de violence. L’Esprit est à l’Å“uvre dans tout effort pour humaniser le monde et le rendre plus juste, plus habitable, en particulier pour les pauvres et pour les petits.
Ne pourrait-on pas dire que la prière de Mgr Deroubaix, l’ancien évêque de Saint-Denis, a été inspirée par l’Esprit Saint quand il écrivait: « Seigneur, aide-nous à faire une Église où il fait bon vivre, où l’on peut respirer, dire ce que l’on pense. Une Église de liberté. Une Église qui écoute avant de parler, qui accueille avant de juger. Qui pardonne sans vouloir condamner, qui annonce plutôt que de dénoncer. Une Église de miséricorde. Une Église où l’audace de faire du neuf sera plus forte que l’habitude de faire comme avant. Une Église en marche. Une Église où l’Esprit Saint pourra s’inviter parce que tout n’aura pas été prévu, réglé et décidé d’avance. Une Église ouverte. Une Église dont on ne dira pas: « Voyez comme ils sont organisés », mais: « Voyez comme ils s’aiment. » »
Ce texte est très beau car il évoque bien tous les aspects de l’action de l’Esprit: Église de liberté, Église en marche, Église de miséricorde. Jean-Paul II avait insisté sur la miséricorde dans son encyclique Riche en miséricorde (1980) quand il a voulu que l’on instaure un dimanche de la miséricorde du Christ, le dimanche après Pâques. Mais cette idée n’a pas toujours été suivie de réalisations concrètes. Un certain nombre de réactions des instances romaines montre que cette conception de la miséricorde universelle du Christ, en particulier pour les pécheurs, n’a pas fait complètement son chemin.
Qu’est-ce qui a bloqué?
C’est la peur qu’en étant miséricordieux à l’égard des hommes, on soit laxiste envers l’erreur et que l’on justifie le mal. Or il faut savoir faire la différence, on doit être capable de se montrer à la fois miséricordieux pour les hommes tout en restant sans complaisance à l’égard du mal.
Dans le cas de la vie spirituelle des personnes, que peut signifier exactement se référer à l’Esprit ?
Se laisser aimer par Dieu
Cela veut dire que la prière est essentiellement un acte de mise en disponibilité à l’égard de l’Esprit Saint. Or ce n’est pas une attitude spontanée. On a tendance à considérer la prière, selon les anciennes définitions, comme une élévation de l’âme vers Dieu. On se donne beaucoup de mal et on fait de grands efforts pour se hisser vers Dieu en écartant tout ce qui pourrait nous distraire. Jean-Noël Besançon dans son livre Dieu n’est pas bizarre’ rappelle cette phrase de Gabriel Marcel: « Prier, c’est se laisser aimer par Dieu. » C’est très profond, car la vie spirituelle c’est exactement cela: se laisser aimer par Dieu. Cela implique, bien sûr, des conditions globales de recueillement, pour aborder les questions essentielles sous le regard de Dieu.
Se laisser aimer par Dieu suppose aussi que l’on se nourrisse des gestes et des paroles de Jésus dans lesquels Dieu est venu à nous dans l’Évangile. Les Exercices spirituels, pris dans un sens large, sont de moins en moins considérés comme des écoles ascétiques mais comme des lieux où on se livre à l’inspiration de l’Esprit et où on essaye d’être attentifs à ses mouvements. Ceci est vrai, non seulement dans la manière de vivre aujourd’hui les Exercices de saint Ignace mais aussi dans les formes de prière d’un nombre de plus en plus grand de laïcs.
Cela veut dire que les temps de prière ne consistent pas, comme on a pu le penser à une époque, à faire le vide en soi pour écarter tout ce qui peut distraire mais au contraire à ne pas se fermer au foisonnement de la vie.
Oui, ne pas s’épuiser dans un effort illusoire pour faire le vide mais essayer, au contraire, de convertir les mouvements de notre cÅ“ur en une attitude filiale. C’est discerner la croissance dans l’Esprit à travers la multitude des mouvements et des suggestions qui nous porte vers une vie plus humaine. C’est accueillir la vie sous le regard de Dieu. C’est en cela que l’Esprit nous conforme au Christ.
Je comprends que l’Esprit inspire, stimule, fasse prendre des initiatives mais comment faire la différence entre nos idées, parfois folles et farfelues, et l’inspiration qui vient de l’Esprit?
L’inspiration de l’Esprit s’insère dans l’histoire concrète de la vie de l’Église. L’Esprit ouvre souvent de grands horizons mais il suggère d’y aller à petits pas, sans tout casser. Si on ne fait pas jouer le discernement, on risque de prendre pour inspiration de l’Esprit Saint, les mouvements généreux de la sensibilité et les emballements de l’émotion. L’Esprit parle à notre esprit et il y a donc toujours une part de notre esprit qu’il faut analyser pour discerner ce qui dans notre enthousiasme vient de nous, de notre affectivité, de nos illusions, du désir de nous mettre en avant et ce qui est réellement inspiré par l’Esprit Saint.
Le discernement demande attention, réflexion mais surtout une grande familiarité avec l’Évangile car l’Esprit Saint est celui qui animait les paroles, les gestes et les attitudes du Christ. Il n’y a pas d’école de discernement spirituel autre que celle qui nous familiarise avec l’Évangile.
Le devoir de lucidité
Ce qui est valable pour les individus l’est aussi pour les mouvements et les groupes dans l’Église. On doit se réjouir, par exemple, du succès des Journées mondiales de la jeunesse mais cela ne doit pas empêcher de discerner ce qu’un tel mouvement peut comporter comme part d’entraînement sociologique parfois rapide et superficiel. Ce devoir de lucidité est l’une des grandes tâches des évêques qui doivent aider le peuple chrétien à faire un vrai discernement.
En regardant l’Église d’aujourd’hui avez-vous l’impression que l’Esprit, même si ce n’est pas très évident, est à l’Å“uvre ?
Oui, très nettement. D’une part en raison d’initiatives multiples car chaque fois que l’on fait appel à la responsabilité des chrétiens, on a des réponses. Elles ne sont peut-être pas aussi massives qu’elles pourraient l’être mais les laïcs répondent bien. Je suis frappé de voir que, dans tous les organismes caritatifs, confessionnels ou non, de nombreux chrétiens sont présents et actifs, parfois de façon discrète.
Je crois aussi que les directives épiscopales, en particulier en France, sont de plus en plus attentives aux aspirations du peuple chrétien et on a des déclarations qui sont bonnes, soit dans le domaine de l’éthique soit sur les questions socio-économiques. Oui je trouve que, malgré les lenteurs et les pesanteurs, les choses bougent. Mais les évêques, qui ont le souci d’être garants de l’unité, sont un peu paralysés par les différents antagonismes qu’il peut y avoir à l’intérieur de l’Église.
J’arrive ainsi à peu près au bout des questions que vous vouliez me poser. Elles nous ont entraînés à évoquer bien des défis posés à l’Église par la culture de notre temps. Peut-être aura-t-on eu l’impression en nous lisant que l’Église peine beaucoup à trouver des réponses adaptées. C’est vrai, mais il ne faut pas méconnaître l’extraordinaire bouillonnement d’initiatives qui l’anime. Il y a là , pour nous et pour le monde, une raison d’espérer et elles ne sont pas si nombreuses! L’Esprit est à l’Å“uvre en ces temps qui sont les nôtres, sachons le reconnaître.
Pour conclure, j’aimerais citer ce que disait le métropolite Ignace de Lattaquié, dans une intervention faite peu de temps après le concile Vatican II, je l’ai déjà cité dans mon livre sur L’Esprit, espérance d’une Église en crise, mais j’aime le reprendre au terme de ces entretiens:
L’Esprit Saint, souffle vital de l’Église
Sans l’Esprit Saint, Dieu est loin.
Le Christ reste dans le passé,
l’Évangile est une lettre morte,
l’Église une simple organisation,
l’autorité une domination,
la mission une propagande,
le culte une évocation,
et l’agir chrétien, une morale d’esclave.
Mais en l’Esprit, le cosmos est soulevé
et gémit dans l’enfantement du Royaume.
Le Christ ressuscité est là ,
l’Évangile est puissance de vie,
l’Église signifie la communion trinitaire,
l’autorité devient un service libérateur,
la mission est une Pentecôte,
la liturgie est mémorial et anticipation,
l’agir humain est déifié.
Michel RONDET
« Libres traversées en Église » pp.165-184 passim
Pour en savoir plus :
- Une vidéo avec le P. Rondet
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