« Celui qui est la source de ma propre joie »
Pascal – Un des éléments déclencheurs de ma vocation ‘missionnaire’, pour autant que je me souvienne, a été une découverte à la fois très simple et bouleversante, lorsque je commençais le collège. Depuis longtemps, la vie avec Dieu m’était naturelle et facile, et je passais régulièrement de bons moments avec lui dans un amour partagé, intime et paisible, source d’immenses joies et de consolations intenses pour mon cœur d’enfant. Or, je pensais naïvement que cette relation quotidienne avec le Dieu d’amour, présent au cœur de chaque vie, était une évidence partagée par tous.
Un jour, en discutant avec mes amis de classe, en sixième, j’ai découvert, étonné et navré, que beaucoup ne vivaient pas cette rencontre avec Dieu, ne le connaissaient pas, étaient indifférents voire même ne croyaient pas du tout en lui. Comme c’était mes amis, je les estimais, leur souhaitais du bien, et me disais : » Mais comment peuvent-ils passer à côté ? Comment peuvent-ils ignorer cette présence vivifiante ? ». Et il m’est apparu clairement que le meilleur service à leur rendre, c’était de les aider à rencontrer Celui qui était la source de ma propre joie, car, comme je disais alors avec mes mots d’enfant, « il faudrait quand même que quelqu’un leur dise ! »…





