Un lien si fort, d’Etienne Grieu sj

Un lien si fort
Quand l’amour de Dieu
se fait diaconie

Un livre d’ Etienne Grieu sj

Préface du cardinal
Roger Etchegaray

Nouvelle édition
revue et augmentée

Editions de l’Atelier
Nb. de pages : 248 pages
Pour acheter le livre, 21 €, cliquez ici


Radio Notre DameÉcoutez l’interview d’Etienne Grieu
sur Radio Notre Dame… lors de la première édition

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Intervention d’Etienne Grieu aux Semaines Sociales de France 2011 :
Qu’as-tu fait de ton frère ?

L’opinion publique a souvent une représentation purement caritative de la solidarité chrétienne. La tradition biblique de l’Alliance peut-elle nous aider à changer de regard ? Le don, conçu comme le moyen de partager un manque, une faiblesse, peut-il être ferment de renouveau ? Quelle voie la fraternité, portée par le Christ, ouvre-t-elle ?

Présentation de l’éditeur

Un lien si fort  Quand l'Amour de Dieu se fait DiaconieL’amour de Dieu bouleverse les cœurs, il n’y reste pas confiné. Il déborde et cherche à irriguer tout le champ de la vie relationnelle. Comment retravaille-t-il les manières de se situer des chrétiens, notamment dans le domaine de la charité et de l’engagement ? Les organisations et les structures sociales lui seraient-elles imperméables ?

C’est toute la question de la vocation diaconale des chrétiens et des Églises que l’ouvrage aborde de façon audacieuse. Une vocation parfois réduite à des actions caritatives ou sociales, souvent regardée comme un prolongement de la foi, à distance de ce qui en forme le cœur. Dans le sillage de l’encyclique Deus caritas est, Étienne Grieu soutient au contraire que ces liens tissés constituent un véritable rendez-vous avec le Christ qui se rend ainsi présent à toute l’Église.

L’ouvrage, à partir d’initiatives impulsées en divers lieux, esquisse une nouvelle manière de rendre compte du type de présence des chrétiens à la société et de leurs liens solidaires. Des engagements tout à la fois envois mais également accueils, actions mais aussi présences ; des pratiques, sources de tension, mais également promesses de réconciliation, motivées par des urgences éthiques, mais aussi et surtout par le désir de Dieu. En effet, chaque fois, les chrétiens et ceux avec qui ils font route sont ramenés à l’unique point d’appui dont ils disposent : ce lien d’amour si fort que le Christ, en sa Pâque, a renoué entre l’humanité et Dieu.

L’auteur
Etienne Grieu sjEtienne Grieu est jésuite, il enseigne la théologie au Centre Sèvres à Paris et vit en communauté à Saint-Ouen, en région parisienne. Il est l’auteur de Nés de Dieu. Itinéraires de chrétiens engagés, essai de lecture théologique (Le Cerf, 2003), Chemins de croyants, passage du Christ (Éd. Lethielleux, 2007) et coauteur de Quand Dieu s’en mêle. Paroles de catéchumènes (Les Éd. de l’Atelier, 2010).

 

Des extraits du livre

Préface

L’objectif de ce livre est de rappeler, à la suite de l’encyclique de Benoît XVI, Deus caritas est, que la diaconie de l’Église ne constitue pas pour celle-ci une sorte d’activité annexe qui pourrait être sous-traitée aux chrétiens particulièrement généreux ou dévoués. Elle concerne en réalité toute l’Église, chaque chrétien, et la communauté tout entière.

Mais cette invitation à se rendre présent à ceux qui sont comptés pour rien, en souffrance, isolés ou dans la détresse, comment l’entendons-nous? Comme une sorte d’obligation morale qui laisserait une mauvaise conscience lorsqu’elle n’est pas honorée? Ou bien véritablement comme un rendez-vous avec le Christ? C’est la veine qui est suivie dans cet ouvrage, qui montre notamment comment le chemin fait avec les plus fragiles représente très souvent une véritable expérience spirituelle, une source de joie, de réconciliation et de liberté. Dès lors, on peut considérer les engagements des chrétiens comme une nourriture pour la foi et non simplement comme une activité épuisante.

Cardinal Roger Etchegaray, le 22 juillet 2010.

 

Extrait du Ch.1, p. 18
La solidarité une expérience spirituelle ?

Que les combats de la solidarité et de la justice coïncident avec le cœur de la vie d’un croyant n’a rien d’évident. Spontanément, en effet, nous cherchons la source de la foi du côté d’une expérience pure; je veux dire, d’une expérience où il ne soit question que de Dieu : pouvoir le contempler face à face, indépendamment de tout ce qui d’habitude brouille ce cœur à cœur. Quitte à simplifier beaucoup, on pourrait dire que pour les protestants cette source immaculée serait du côté des Écritures, pour nombre de catholiques, auprès des Sacrements, et pour les orthodoxes, dans la Liturgie (on doit alors ganter ces mots de majuscules). Évidemment, si l’on prend ce critère, l’action caritative et les démarches militantes arrivent loin derrière. Elles partent en effet avec un sérieux handicap :  au social, et a fortiori au politique, sont souvent associés de grosses déceptions, le sentiment d’inefficacité, parfois même des tensions et des conflits qui peuvent être très durs. Rien de pur en ce domaine ; ou plutôt, presque rien. Car le pur y fait malgré tout de rares apparitions, mais il est alors à coup sûr affublé d’un acolyte patibulaire : l’adjectif «dur» vient compenser sa fragilité native. On parle alors de «pur et dur»; et aussitôt, tout le monde ne pense plus qu’à chercher la porte de sortie pour les laisser, ces deux-là, faire leur numéro qui, en général, se termine mal.

 

Extrait de l’article dans La Croix du 18/04/2012
présentant le livre d’Etienne Grieu:La diaconie au cœur de la mission de l’Église

À la suite du Christ serviteur, les chrétiens sont invités à prendre soin des liens humains, notamment avec les plus pauvres.

La nouvelle édition, revue et augmentée du livre d’Étienne Grieu, vient à point pour approfondir la signification et la portée de la dimension de la diaconie dans l’Église qui est au centre de la démarche «Diaconia 2013 – Servons la fraternité» initiée début 2011 à l’initiative des évêques de France et de près de 50 mouvements et services d’Église, et qui connaîtra son aboutissement en mai 2013.

Pour le jésuite, le service, à commencer par celui des plus fragiles, est constitutif de l’Église et de la suite du Christ. En témoigne l’étonnant dynamisme des premières communautés chrétiennes en matière de solidarité. Aujourd’hui encore, de nombreux fidèles continuent de s’investir dans les actions de solidarité. Mais constate-t-il, ils envisagent souvent cet engagement comme une conséquence de leur foi, et non en étant le cœur. Or pour tenir dans la durée, notamment lorsqu’il faut faire face à l’adversité, ceci ne suffit pas.

La foi a besoin de se renouveler. Pour l’enseignant de théologie au centre Sèvres, l’engagement social le permet car le Seigneur même se rend présent dans les combats que les chrétiens ont à mener. C’est pourquoi, il n’hésite pas à le qualifier de «rendez-vous d’ordre sacramentel» . En cela la diaconie n’est pas une «annexe en périphérie de l’Église» , mais se situe en son centre et elle déborde largement la dimension caritative. Elle vise avant tout à «nouer des liens» , à établir des relations notamment avec ceux qui ayant «beaucoup souffert recherchent des interlocuteurs capables d’entendre la douleur qui pèse sur leur vie».

Pour lire la suite de l’article dans La Croix >>

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