Dieu, tu connais ?
Un livre d’ Etienne Grieu sj pour les jeunes et pour leur parler de Dieu
Il n’est pas interdit de s’interroger sur Dieu quand on est jeune ! Trouver quelqu’un qui en parle avec des mots simples peut alors aider. C’est ce que fait Étienne Grieu, sur le mode de la conversation amicale, avec humour et complicité. Il choisit de présenter Dieu à partir des expériences de la vie ordinaire. Le visage du Très-Haut se dévoile au fur et à mesure que ces questions de l’existence, grandes ou petites, sont abordées.
Dieu, tu connais ?, Etienne Grieu, illustrations de Christophe Bouchard, 156 p., Edition Le Sénevé, 13 €
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Le Dieu ici présenté, le Dieu de Jésus Christ, ouvre pour chacun des chemins de liberté et de création. Dieu, tu connais ? permet au lecteur de reconnaître dans sa propre histoire l’appel qui lui est adressé à être lui-même et à inventer sa vie dans la rencontre de Dieu.
Le ton de ce livre sort des sentiers battus. Écrit par un théologien enraciné dans la tradition ignatienne, il mêle émerveillement, réflexion, accents poétiques, facéties de conteur, le tout avec un infini respect de celui à qui il s’adresse. Étienne Grieu propose, au fil des pages, un chemin de confiance en soi et en l’autre où chacun découvre la puissance d’un amour déjà à l’œuvre.
Une partie des textes de ce livre a été publiée par Croire aujourd’hui/Jeunes Chrétiens sous forme de lettres à un jeune.
L’auteur
Étienne Grieu est jésuite. Ordonné prêtre en 1998, il est en communauté à Saint Ouen après avoir été plusieurs années à Cergy où il a contribué à la pastorale des 15-19 ans. Il enseigne la théologie au Centre Sèvres, Facultés Jésuites de Paris.
Il intervient régulièrement dans l’Eglise de France sur les questions de justice et de fraternité.
Voir, par exemple, sa conférence sur “Promouvoir la justice”.
Un extrait (pages 166-168).
Je ne sais pas ce que tu en penses, mais moi parfois je me demande si nous n’attendons pas tous plus ou moins un miracle qui nous délivrerait de nous-mêmes, de tout ce qui demeure en nous obscur, douloureux, voire effrayant. Et ce miracle ne se produit jamais. Grâce à Dieu ! C’est sans doute en courant après ce genre de rêves – des fantômes, des fantasmes – que nous nous éloignons le plus de Celui qui peut nous sauver. Car si lui est venu habiter notre chair, c’est bien que le chemin vers Dieu ne se trouve pas ailleurs. Il passe par toi-même tel que tu es, avec toutes les cellules de ton corps, avec toutes tes limites et tes coins sombres. Tout cela dessine aussi les traits de ton visage. Il se pourrait même que la voie « royale » par laquelle tu finiras par laisser venir Dieu, ce soit précisément ce qui en toi est mal fagoté, biscornu ou faible. Car dans ces endroits-là de ta vie, au moins, tu es en attente et pas très fier. C’est aussi vrai pour moi et pour tous ceux que tu connais.
Quand tu seras au milieu de la grande foule dont il est difficile de cerner les limites – on dirait une moisson qui ondule doucement sous le vent – prends la mesure de la merveille que tu auras sous les yeux : des milliers et des milliers d’êtres seront là, mais chacun avec un visage unique, inimitable, chacun avec une histoire, un accent, des souvenirs heureux et quelques-uns plus douloureux ; et leur regard portera jusqu’à toi le reflet d’horizons que tu ne verras jamais. Tu te demanderas peut-être par quel mystère Dieu peut rejoindre chacun d’eux, les connaître comme il te connaît, sans défigurer tous ces visages par sa puissance, en les respectant chacun sans les réduire à la beauté uniforme et inexpressive d’un mannequin de vitrine ?
Et alors, tiens-toi sur le qui-vive. Tu pourrais faire une nouvelle découverte : quand on est au milieu de tant d’autres, on sent davantage combien on doit ce que l’on est à tous ceux que l’on côtoie. L’étoffe dont tu es fait n’est pas composée d’un autre fil que celui des innombrables relations tissées avec eux depuis avant ta naissance jusqu’à aujourd’hui.
Voilà bien l’extraordinaire ! Plus on fréquente Dieu, moins on redoute d’être en dette envers les autres, et plus on devient vraiment inimitable, parce qu’on n’a plus peur d’être soi-même : on est accepté tel qu’on est, même si l’on se trouvait imbuvable, et l’on se reconnaît à la fois unique et relié à tous les autres par ses fibres les plus secrètes. »
Table des matières
Pour ouvrir la conversation 7
I. Dieu quand il s’approche
Ouf! Ça va mieux 13
Mais d’abord, est-ce que Dieu existe? 19
Que la fête commence ! 25
Un amour, pour en prendre soin 31
Rendez-vous de braises 37
À la source de toi-même 43
Interdit! 49
Les religions, école de violence ou de respect? 53
Une boussole pour ta route 59
II. Lui qui se tient là
Comme une immense conversation 67
Hommes et femmes, heureusement ! 73
Peut-on être croyant et intelligent? 79
Un chemin d’acrobate 85
Mais, Jésus, c’est qui ? 91
Le monde ? Attention, fragile ! 97
Il paraît que tu veux lire la Bible ? 103
C’est mon père, c’est ma mère 109
Quand Dieu parle 115
III. Gloire à Dieu, pieds sur terre !
C’est toi qui m’as appelé 123
Le cinéma de Satan 129
Jours de deuil 135
Affaire d’argent 141
La logique du « pour rien » 147
Quand je vais à l’église, le dimanche 153
Bon voyage sur la Terre ! 159
Tout est à toi 165
Une prière en deux mots 171






