Refus du risque et catastrophes financières

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Étienne Perrot sj, économiste,  s’attache à définir la place de l’éthique en économie, avec une grande liberté de ton. Un essai pertinent qui souligne le rôle de la responsabilité humaine dans l’économie

Refus du risque et catastrophes financières, Editions Salvator, 2011, 196 p., 22 €

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Quatrième de couverture

«L a responsabilité, c’est comme la girafe : je ne sais pas la dessiner, mais, quand j’en rencontre une, je sais bien la reconnaître. Je repère facilement l’irresponsable : c’est celui qui prend une décision et qui laisse les autres en supporter les conséquences », dit le « bon sens ». Le déplacement des lieux de pouvoir dans le monde contemporain provoque une configuration nouvelle de la responsabilité financière : baisse de la crédibilité des entreprises jointe à la perte d’influence de l’État.

Comprendre pour faire face à la crise : s’il n’a pas la prétention de changer les pratiques financières, Étienne Perrot met au jour l’arrière-fond culturel et politique des règles imposées par la société à la finance. Loin de l’indignation et des condamnations sommaires il montre les limites des outils financiers. Écrit par un praticien, ce livre intègre la déontologie professionnelle dans l’espace plus large des responsabilités tant de l’usager que du législateur.

L’auteur

Jésuite, économiste, Étienne Perrot s’attache à définir la place de l’éthique en économie, avec la grande liberté de ton qui le caractérise. Si le droit et la déontologie circonscrivent une certaine pratique financière, d’autres espaces au sein de cette discipline appellent à la conscience personnelle, au discernement et à des décisions éthiques. Un essai pertinent qui souligne le rôle de la responsabilité humaine dans l’économie.

Autres publications : Discerner et agir dans la vie professionnelle, Assas-Éditions, Paris 1993; Le chrétien et l’argent, Assas-Éditions, Paris 1994; La séduction de l’argent, Desclée de Brouwer, Paris 1996; L’art de décider en situations complexes, Desclée de Brouwer, Paris 2007; Franc-parler en temps de crise. Les assurances trompeuses, Bayard, Montrouge 2010; Refus du risque et catastrophes financières, Salvator, Paris octobre 2011.

Un extrait de la conclusion du livre, p.247

Un familier des milieux bancaires vint un jour proposer à son éditeur un ouvrage sur L’éthique de Wall Street. L’éditeur s’étonna : ” L’éthique est un domaine complexe, c’est la culture financière, dans toutes ses dimensions, scientifique, technique, déontolo­gique, tout cela mixé dans les motivations personnelles : à chacun la sienne, et ceux qui en parlent ne savent pas trop ce qu’ils disent. La finance n’est pas moins complexe : c’est le commerce des pro­messes et des dettes, l’échange du temps contre du risque, avec tout ce que le risque contient à la fois de mesurable et de subjectif, et qui dépend des situations changeantes et du sens que chacun donne à sa vie. Quant à associer les deux domaines, éthique et financier, c’est proposer un peigne pour les chauves, ça ne sert à rien. » L’auteur l’interrompit: « Détrompez-vous! Il est très facile de décrire l’éthique des financiers; et, lui présentant quelques feuillets, en voici la preuve. » L’éditeur prit l’ouvrage, le feuilleta. Surprise ! Ce n’était qu’une liasse de pages blanches.

Cette histoire qui traîne dans les milieux financiers est fal­lacieuse. Il existe une éthique de la finance. Les pages sont blanches, certes, car l’éthique n’est pas un programme déjà écrit en forme de principes qu’il suffirait d’appliquer, encore moins une liste de procédures. L’opinion publique, il est vrai, suspecte depuis toujours derrière toute crise financière la perversion des financiers.

 

Table des matières

Remerciements ……………………………………………………………… 7
Introduction ………………………………………………………………….. 9

Première partie  -  L’éthique professionnelle                              13
I- La limite des sciences financières…………………………………… 17
II- La déontologie des professions financières ……………………… 49
III- La motivation professionnelle ……………………………………… 65

Deuxième partie – L’éthique financière privée                            75
I- Savoir que je ne sais pas tout ………………………………………….. 79
II- Quand s’impose la culture financière ……………………………….. 109
III- Discerner les valeurs …………………………………………………. 121

Troisième partie – Les insuffisances du marché                        131
I-  Le chaos des institutions …………………………………………….. 135
II-  L’imperfection du marché …………………………………………. 143
III- Le faux problème du juste prix ………………………………….. 155

Quatrième partie – L’éthique financière publique                   165
I. Repérer les risques systémiques…………………………………… 171
II. Les devoirs de la dette ……………………………………………… 193
III. Agir avec précaution ………………………………………………. 217

Conclusion ………………………………………………………………… 247
Auteurs cités……………………………………………………………….. 261
Glossaire ……………………………………………………………………. 269

 

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