Origène – Commentaire sur la lettre aux Romains Livres VI-VIII
Origène
Commentaire sur l’Épître aux Romains, Livres VI-VIII
Successeur de Clément d’Alexandrie, Origène a été l’un des plus grands théologiens de l’école d’Alexandrie. Même si certaines de ses positions ont été jugées hétérodoxes dans les siècles suivants, son oeuvre a été largement réhabilitée à l’époque contemporaine. Origène est le premier à avoir donné un commentaire intégral de l’épître aux Romains ».
Sources Chrétiennes, n°543 Prix du volume en euros : 52.00   Nombre de pages : 616
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Le « Commentaire » d’Origène « sur l’Épître aux Romains » a été composé à Césarée vers 243, et traduit par Rufin d’Aquilée dans les années 405-406. Après la publication des livres I à V (édités dans SC 532 et 539), le présent volume donne accès aux livres VI, VII et VIII, qui expliquent la section allant de Rm 6, 12 à Rm 11, 36.
Le livre VI et les premiers chapitres du livre VII sont particulièrement riches pour l’anthropologie et pour la pneumatologie ; Origène y commente, entre autres, tous les passages de Rm 8 sur l’Esprit saint. La suite du livre VII est consacrée au texte de Rm 9, qui donne lieu à une importante réflexion sur l’élection et sur le libre arbitre ; Origène s’efforce ici de maintenir contre les gnostiques l’affirmation de la liberté humaine. Enfin, le livre VIII porte sur les chapitres 10 et 11 de l’épître ; on relève notamment l’insistance d’Origène sur le « reste » du peuple élu, et sur la perspective d’un salut pour « tout Israël » lorsque la « plénitude des nations sera entrée » (Rm 11, 25-26).
Plus tard, dans l’Occident latin, la controverse pélagienne conduira à mettre avant tout l’accent sur les doctrines du péché, de la justification et de la grâce. Par ailleurs, sous l’effet d’un antijudaïsme dominant, on en viendra parfois à oublier l’attachement de Paul à Israël et son espérance au sujet de ce peuple. De telles évolutions font apparaître, par contraste, l’originalité du « Commentaire » d’Origène. Cette originalité ne tient pas seulement au contexte de l’opposition à Marcion et aux gnostiques. Elle s’explique d’abord par l’attention de l’Alexandrin à un thème essentiel de l’Épître aux Romains : Origène a su reconnaître la place majeure que tenait, dans cet écrit, la méditation de Paul sur la destinée d’Israël et des nations.
Michel Fédou, s.j., est professeur de théologie dogmatique, il a été président du Centre Sèvres. Il est membre du « Groupe des Dombes », a été membre du Conseil épiscopal français pour les relations interreligieuses et les nouveaux courants religieux. Il est membre de la commission internationale de dialogue entre l’Eglise catholique et la Fédération luthérienne mondiale, et membre du comité mixte catholique-orthodoxe. Il est spécialisé en patristique (Origène, et plus largement la patristique grecque), en christologie, théologie trinitaire, Å“cuménisme et en théologie des religions.




