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compagnons > quatre ordinations presbytérales en juillet 2011
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Quatre nouveaux prêtres jésuites
3 français, un franco-libanais
Grégoire CATTA, Gabriel KHAIRALLAH,
Antoine PAUMARD, Nicolas STEEVES


ordonnés le samedi 2 juillet 2011 en l'église Saint-Ignace (Paris)

par Mgr Hervé Gaschignard,
évêque auxilaire du diocèse de Toulouse



Vous écoutez "Pour l'amour de cet homme"
extrait du CD "Amis dans le Seigneur"

d'autres photos sur le site photoways >>>>

Présentation des ordonnés

1  Grégoire CATTA >>>
Gabriel KHAIRALLAH >>>
3  Antoine PAUMARD >>>
4  Nicolas STEEVES >>>


Grégoire CATTA a 36 ans. Originaire de Nantes, c'est là que la foi transmise par ses parents et ses deux grandes soeurs est devenue la sienne. Son implication comme enfant de chœur et sa participation à une fraternité au Lycée n'y sont pas pour rien. Après le bac, c'est en région parisienne qu'il poursuit ses études d'ingénieur dans la construction. Il s'engage dans le réseau des aumôneries étudiantes et prépare les JMJ de Paris. Il y découvre la spiritualité ignatienne qui devient pour lui un chemin de vie. En 1999, il part pour deux années de volontariat à N'Djamena au Tchad où il s'occupe de chantiers de construction pour le diocèse. Il y découvre une culture radicalement autre, un style de vie simple, et y mûrit sa vocation à la Compagnie de Jésus. De retour en France, il entre au noviciat. Les études de philosophie et théologie le mènent à Paris et à Londres. Puis ce sont deux années de travail apostolique (régence) à Toulouse comme aumônier et formateur au département de formation humaine à l'Icam, tout en habitant dans un quartier populaire. Depuis 2009 il est de nouveau à Paris pour le second cycle de théologie ; il y approfondit les questions de morale et d'éthique sociale et il assure un service pastoral à l'Ile-Saint-Denis (93). Il s'apprête à partir aux États-Unis pour un doctorat en théologie morale sociale.

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Gabriel KHAIRALLAH est un amoureux des deux rives de la Méditerranée : Beyrouth et Marseille. Jésuite franco-libanais, né à Beyrouth en 1969, il a vite appris à cohabiter avec la guerre, sa violence et ses morts. Élève des jésuites au Liban, il a été marqué par leur amour du Christ, leur esprit missionnaire et leur humanisme. C'est auprès des jésuites que s'est développée sa passion pour la littérature (mais aussi l'opéra et le chocolat noir). En 1989, il quitte le Liban pour les études universitaires en France. Diplômé d'un Magistère de commerce international et d'un Master en Etudes Islamiques de la faculté d'Aix-Marseille, il a travaillé pendant 6 ans dans une entreprise à Marseille toute en étant engagé au Mouvement Chrétien des Cadres. Il est entré au noviciat à Lyon en 2001 et a suivi le parcours classique des jésuites de la province de France en théologie et en philosophie. Après sa régence dans la Békaa comme aumônier d'Etudiants et enseignant à l'Université Saint Joseph de Beyrouth, il a rejoint le centre Sèvres pour son second cycle en Théologie. Actuellement il termine sa Licence Canonique en théologie au centre Sèvres et un Master II en lettres à Paris III, en vue d'une thèse en littérature comparée en Sorbonne - Paris III.

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Dieu effectue ses premières esquisses dans la vie d'Antoine PAUMARD en quatre temps : l'amour de ses parents et de ses trois frères ; l'hospitalité de ses amis, l'internat Saint Gabriel à Saint Laurent sur Sèvres où il apprend à jouer au rugby, les scouts marins d'Europe. Ces esquisses de Dieu forment un visage qui compte lors la promesse scoute. Il mène des études de droit international en Espagne, en Angleterre et en France. Puis il travaille comme coordinateur de programmes au Kenya, dans les bidonvilles, et en Afghanistan où il découvre le visage d'un Dieu crucifié. Lors d'une retraite il rencontre le Christ ressuscité et, en 2001, il décide à 28 ans de rentrer dans la Compagnie en 2001. Le visage de Dieu devient celui d'un ami avec lequel il dialogue. Ses études, ses amis et ses multiples expériences apostoliques lui donnent les mots pour approfondir ce dialogue. La formation philosophique, biblique et théologique au Centre Sèvres (1er cycle) et à Boston (2ème cycle) lui permet d'initier une réflexion sur les thèmes du pardon et de la réconciliation. Lors de sa régence au Châtelard (centre spirituel jésuite à Lyon) et dans un centre d'accueil d'étudiants étrangers, il approfondit combien Dieu n'est pas seulement un visage mais aussi un coeur qui aime et prend soin de son peuple. Pour les années à venir il sera aumônier de Centrale et doctorant en Spiritualité au Centre Sèvres et à l'EHESS.

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Nicolas STEEVES est entré au noviciat de la Compagnie de Jésus en septembre 2000. Né à Paris d'un couple franco-américain, il grandit entre les deux pays et expérimente des visages d'Eglise différents. Grâce à cette double culture, il s'adapte facilement et voit les choses avec un oeil toujours voyageur. La musique (piano, orgue, chant) unifie profondément sa vie et enrichit ses amitiés. Il rencontre et apprécie les jésuites à Ginette (Sainte Geneviève à Versailles) en classe prépa. A HEC, il est peu présent à l'aumônerie. mais se fait des amis pour la vie. Avocat pendant trois ans, à Prague et Paris, il se laisse rejoindre par l'appel du Seigneur ; il y répond en choisissant l'Amour dans une vocation de prêtre jésuite. Le côté multiculturel de la Compagnie l'attire beaucoup, tout comme le débat d'idées, le service de la Foi, l'amour du Coeur de Jésus et l'humour fraternel. Après un 1er cycle à Paris et Londres, sa régence comme aumônier à Ginette et HEC est un moment très fort. Rome l'attend pour le 2ème cycle de théologie fondamentale : grande source de joie. Depuis septembre 2010, il a retrouvé le Centre Sèvres pour une thèse en théologie fondamentale sur le lien entre foi et imagination. Il est aussi très heureux de travailler à l'Eglise Saint-Ignace.

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Voir aussi :

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> L'église Saint-Ignace

> Centre Sèvres

> Prêtre jésuite ?

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> Portraits des Jésuites dans le monde