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Les Américains sont accueillants et très polis. La première question qu'ils vous poseront est invariablement : « Which part of France are you from ? » mais ils n'écoutent pas vraiment la réponse. Sur le campus, dès qu'on hésite, il y aura quelqu'un pour vous demander « May I help you ? ». Mais lorsque vous entrez dans la salle de cours, vos voisins ne vous salueront pas si vous ne dites rien. Un mélange subtil entre intro et extraversion. Des conditions de vie et de travail extrêmement privilégiées Varghese Lopez et Antoine Paumard Une ambiance internationale : 75 jésuites de tous les continents répartis en 7 sous-communautés, dans 5 maisons sur un même lieu. Tout est neuf : les bâtiments, les meubles, le mobilier de la chapelle... La communauté est à 45 minutes du centre-ville, en face de l'université Boston College (BC). L'eucharistie du lundi soir nous rassemble tous. Elle est suivie d'une réunion en sous-communautés. Vendredi soir, c'est TGIF (Thanks God It's Friday) : soirée pizza-bière ! Les étudiants jésuites américains sont vraiment très bienveillants. Ce n'est pas toujours évident pour eux aussi de vivre dans une ambiance aussi internationale. Nous recevons nos particularités françaises en écoutant leurs commentaires : « He is so French ! » reste une affirmation mystérieuse. Les français sont réputés pour être arrogants, intellos et inefficaces. Mais ils sont souvent observés, cités en référence dans les cours (Ricœur, Derrida, Sartre, Chauvet, Camus, Descartes…) La France est aussi à l'honneur dans les salles de concert et les musées qui regorgent d'œuvre de la période début XXe.
Travailler plus pour savoir plus
Les enseignants sont enthousiastes et bienveillants pour tout. Il est toujours possible de frapper à leur porte pour demander de l'aide. Le point fort de BC est la théologie morale: dix professeurs, dont cinq mondialement connus, ont le souci de former les moralistes de demain. Presque tous les étudiants en théologie préparent un diplôme dans une perspective professionnelle (pastorale ou enseignement…). Beaucoup ont une activité salariée pour financer leurs études onéreuses. Les scolastiques échappent à cette réalité et pourtant ils ne sont pas critiqués ou jalousés. Si l'on réussit, si l'on est riche, c'est qu'on le mérite. Les prisonniers, les sdf, sont culpabilisés par cette culture du mérite qui les condamne. La découverte d'un nouveau pays-continent, d'une culture qui nous est faussement familière, est une chance incroyable. Les contrastes rencontrés nous permettent de prendre du recul par rapport à notre culture et à notre pays. Notre attachement à la province de France en est joyeusement renforcé. Antoine Paumard sj, Olivier Paramelle sj
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Pour en savoir plus : > Le site de Boston College (en anglais) > Un étudiant envoyé à Madrid en 2009-2010 |
Jésuites : serviteurs
de la mission du Christ - © Compagnie de Jésus |