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Cergy COMMUNAUTE SAINT PIERRE CLAVER App 90 App 9.302 La communauté jésuite "Saint Pierre Claver" La communauté Pierre Claver Cergy l'hiver A partir de septembre 2010, la communauté compte deux frères, Daniel et François, et quatre prêtres, Jean-Marie, Bertrand, José-Luis et Jorge.
Bertrand Cassaigne, ministre de la communauté, est un fin gourmet et un excellent cuisinier, il faut dire qu'il vient du Comminges, au bord des Pyrénées. Bertrand travaille au CERAS , à la Plaine Saint Denis, notamment à la revue PROJET, mais aussi dans de nombreux séminaires du Ceras, sur la famille, sur le lien social.
José-Luis Gonzalèz, originaire des Asturies, appartient à la province d'Amérique Centrale. Après de nombreuses années de pastorale au Guatemala, José-Luis est venu faire une maîtrise de théologie au Centre Sèvres, avec un fort accent sur la question des migrations. Il est l'un des initiateurs du Cercle de silence sur Cergy. Sur la photo de groupe, il est tout à gauche.
Jean-Marie Carrière, le supérieur, est directeur de JRS France (Jesuit Refugee Service). La photo le montre en compagnie d'un réfugié ougandais qui a séjourné dans la communauté l'an passé. La communauté accueille régulièrement un réfugié, grâce au réseau Welcome de JRS. Jean-Marie enseigne l'exégèse biblique au Centre Sèvres.
Au bord de l'été dernier, la communauté de Cergy, au cours de son week-end de juin, a reçu la communauté de Saint Denis, à Méry, au centre où habite Daniel. La rénovation des vœux des scolastiques avait eu lieu peu avant à Saint Denis.
Voilà la communauté de cette année : De gauche à droite : François Yverneau, Daniel Fayard, Jean-Marie Carrière, Jorge Camacho, Jose-Luis Gonzalez Miranda, Bertrand Cassaigne, Cependant, nous attendons aussi un compagnon de la PAO, pour quelques mois, venu d'Abidjan faire connaissance avec le Ceras. Et un novice rejoint la communauté début octobre pour un expériment long. Le style de vie est simple – nous gérons l'ensemble de notre quotidien -. Nous recevons volontiers la visite de compagnons, notamment scolastiques, de Paris ou de la région parisienne, car Cergy est un lieu calme, propice au repos ou à la finition de travaux intellectuels ! Sur Cergy, la communauté des Auxiliaires du Sacerdoce (4 sœurs) nous quitte à la fin octobre, tandis que la communauté des Auxiliatrices est toujours le noviciat de la congrégation pour la France. Les « ignatiens » se rencontrent trois fois par an, avec bonheur. Notre communauté jésuite vit à Cergy. Au fil des ans, les compagnons qui en ont fait partie ont tissé des liens avec la communauté chrétienne locale (à l'échelle de la paroisse comme du diocèse), en participant à la vie associative (à l'échelle locale comme départementale), en s'engageant dans des initiatives pour l'insertion. La communauté est portée par ces relations multiples, faites de collaborations et de partages, qui lui ont donné sa physionomie apostolique actuelle. Sans avoir en charge une institution particulière, la communauté est identifiée localement par sa capacité à collaborer et partager avec d'autres, dans des projets dont elle n'a pas la responsabilité ultime. Les grâces particulières qui soutiennent les engagements apostoliques de la communauté ont une origine très ancienne, puisque Saint Ignace, lors de son voyage à Rouen, a vu en passant le pont sur l'Oise l'emplacement à venir de notre communauté !
Saint Pierre Claver, jésuite catalan du XVIIème, envoyé en mission au Nouveau Monde, exerça son ministère auprès des esclaves noirs qui débarquaient par centaines au port de Carthagène (Colombie). C'est en ce lieu qu'il entendit l'appel du Christ pour se faire « l'esclave auprès des Nègres pour toujours ». Dans une lettre du 31 mai 1627, adressée à son supérieur, transparaît en effet la flamme vivante de sa foi qui le pousse à se faire proche des esclaves de la même manière que le Christ s'est abaissé, ne retenant pas le rang qui l'égalait à Dieu, pour servir et sauver l'humanité. « Hier, 30 mai 1627, jour de la Sainte Trinité , débarquèrent d'un énorme navire un très grand nombre de Noirs enlevés des bords de l'Afrique. Nous sommes accourus portant dans deux corbeilles des oranges, des citrons, des gâteaux et je ne sais quoi d'autre encore. Nous sommes entrés dans leurs cases. Nous avions l'impression de pénétrer dans une nouvelle Guinée ! Il nous fallut faire notre chemin à travers les groupes pour arriver jusqu'aux malades. Le nombre de ceux-ci était considérable ; ils étaient étendus sur un sol humide et boueux, bien qu'on eût pensé, pour limiter l'humidité, à dresser un remblai en y mêlant des morceaux de tuiles et de briques ; tel était le lit sur lequel ils gisaient, lit d'autant plus incommode qu'ils étaient nus, sans la protection d'aucun vêtement. Aussi, après avoir enlevé notre manteau, avons-nous pris tout ce qu'il fallait pour assembler des planches ; nous en avons recouvert un endroit où nous avons ensuite transporté les malades en passant à travers la foule. Puis nous les avons répartis en deux groupes : mon compagnon s'occupa de l'un d'eux avec l'aide d'un interprète, et moi-même du second. Il y avait là deux Noirs, plus morts que vivants et déjà froids, dont il était difficile de trouver le pouls. Nous avons mis des braises sur des tuiles et avons placé celles-ci au centre, près des moribonds ; puis nous avons jeté sur ce feu des parfums contenus dans deux bourses que nous avons entièrement vidées. Après quoi, avec nos manteaux (ils n'avaient en effet rien de ce genre et c'est en vain que nous en avions demandé à leurs maîtres), nous leur avons donné la possibilité de se réchauffer : ils parurent, grâce à cela, retrouver chaleur et respiration ; il fallait voir avec quelle joie dans les yeux ils nous regardaient ! C'est ainsi que nous nous sommes adressés à eux, non par des paroles, mais avec nos mains et notre aide ; et comme ils étaient persuadés qu'on les avait amenés ici pour les manger, tout autre discours aurait été complètement inutile. Nous nous sommes assis ou mis à genoux auprès d'eux, nous avons lavé avec du vin leur figure et leur corps, faisant tout pour les égayer et leur montrant tout ce qui peut mettre en joie le coeur des malades » A. Valtierra, s.j., San Pedro Claver , 1964, pp. 140-141.
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Jésuites : serviteurs
de la mission du Christ - © Compagnie de Jésus |